Immigration : Berlusconi et Sarkozy favorables à des «modifications» du traité Schengen Actua
Immigration : Berlusconi et Sarkozy favorables à des «modifications» du traité Schengen
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Immigration : Berlusconi et Sarkozy favorables à des «modifications» du traité Schengen

Ce mercredi 26 avril, Berlusconi et Sarkozy ont plaidé pour le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures, «dans les circonstances exceptionnelles» actuelles.

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi sont enfin tombés d'accord après plusieurs semaines sous haute tension. Les deux dirigeants sont favorables à une réforme du traité de Schengen et demandent à Bruxelles d'examiner la possibilité de rétablir le contrôle aux frontières intérieures des Etats-membres.

Le Président français souhaite "d'avantage de moyens pour que les frontières de l'espace de Schengen soient garanties. Donc la question de Schengen n'est pas de se renvoyer les problèmes mais qu'ensemble on gère les problèmes et je suis très heureux qu'on fasse une lettre commune, le président Berlusconi et moi-même, au Président Barroso et que ce soit un des grands sujets de Conseil européen du mois de juin prochain."

Entre 20 000 et 25 000 immigrés tunisiens sont arrivés sur les plages italiennes depuis janvier. L'Italie débordée leur a décerné des visas temporaires de 6 mois au titre des accords de Schengen. Des visas censés permettre aux migrants, de pouvoir circuler librement en Europe et pourquoi pas venir en France. Seulement voilà, le 17 avril, la France de Sarkozy bloque les trains entre Menton et Vintimille pour cause de trouble à l'ordre public.

Cette mise en scène politique met en colère les associations qui viennent en aide aux migrants. Pierre Henry, président de France Terre d'asile s'insurge : "Il n'y a pas de troubles à l'ordre public. Il n'y a pas de déferlement migratoire sur la France. Il y a une volonté manifeste de vouloir reprendre un certains nombre d'idées exprimées ordinairement par le front national". Des idées empruntées à l'extrême droite, que Rome et Paris voudraient faire passer pour les leurs.

En chute libre dans les sondages, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi espèrent peut-être ainsi récupérer des voix à l’heure des retrouvailles « chaleureuses » … (ST)

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