ETATS-UNIS - L'ancien candidat démocrate à la Maison Blanche poursuit sa descente aux enfers.
L'image de gendre idéal de John Edwards quelque peu ternie ce vendredi par un grand jury fédéral de Raleigh (Caroline du Nord, sud-est des Etats-Unis) pour avoir utilisé des fonds de campagne afin de couvrir une liaison extraconjugale peut-on lire sur 20minutes.fr
Après deux ans d’enquête, les accusations porteraient sur des centaines de milliers de dollars provenant de deux riches donateurs et que M. Edwards aurait utilisés en 2008, pendant la campagne présidentielle, pour loger sa maîtresse, Rielle Hunter, avec qui il a par ailleurs eu un enfant.
Dépenses médicales, de logement et de voyage
Selon les documents de justice obtenus par l'AFP vendredi auprès du bureau du procureur, le grand jury a inculpé John Edwards, 57 ans, pour avoir «utilisé frauduleusement des contributions financières afin de payer les dépenses médicales, de logement et de voyage» d'une personne «avec qui il avait une relation extraconjugale qui s'est conclue par une grossesse».
Déboires conjugaux
John Edwards, ex-colistier de John Kerry pendant la campagne présidentielle de 2004 puis candidat l'investiture démocrate pour la présidentielle, était arrivé troisième derrière Barack Obama et Hillary Clinton en 2008. Il a dû quitter la vie politique après la révélation de son aventure extraconjugale.
Son épouse, Elizabeth Edwards, une figure de la gauche américaine, s'était séparée de lui en 2010 après 33 ans de mariage et 4 enfants, lorsqu'il a reconnu être le père de la fille de Rielle Hunter. Celle-ci, ci-dessous en image avec l’enfant, s'est éteinte d'un cancer quelques mois plus tard.
L’acte d’accusation
Selon l’AFP, Edwards est notamment accusé de complot, d'avoir accepté des contributions politiques illégales et d'avoir menti sous serment. Au total, l'ancien sénateur de Caroline du Nord (sud-est) devra répondre de six chefs d'accusation dont complot, malversations et fausses déclarations, qui pourraient entraîner sa radiation du barreau des avocats et une peine de prison.
L'ex-candidat à la Maison Blanche est ainsi accusé d'avoir «caché par des stratagèmes» le fait qu'il avait utilisé à d'autres fins les fonds récoltés par son comité de campagne.
Edwards a plaidé non coupable aux accusations qui pèsent contre lui. Lors d'une très courte rencontre avec les médias, il a reconnu avoir agi de manière incorrecte, tout en niant formellement avoir enfreint la loi. Il a dû remettre son passeport aux autorités et il lui est interdit de quitter le territoire des États-Unis.
S'il est reconnu coupable, il est passible d'une peine de cinq ans de prison et d'une amende de 250.000 dollars pour chacune des six accusations. Les «criminels en cravate» qui en sont à leur première condamnation évitent habituellement la prison, mais le département de la Justice demande fréquemment par contre l'incarcération de politiciens. (AD)
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