Même si les mœurs semblent avoir évolués et que dans les grandes villes c’est un certificat médical qui est demandé aux époux ; dans bien des villages les traditions d’un autre temps sont tenaces, le certificat de virginité est toujours exigé par la belle-famille. Dès lors pour de plus en plus de « jeunes filles », il ne reste que l’opération comme solution.
L'hyménoplastie est une opération chirurgicale qui reconstitue avec soin une "barrière" hyménéale à l'entrée du vagin afin de recréer une pseudo-virginité capable, la nuit des noces, de leurrer le plus futé des maris et de rendre son honneur perdu à la plus délurée des épousées.
De peur que la patiente soit répudiée ou rejetée par sa famille si l'on n'accepte pas de réaliser l'hyménoplastie, de nombreux gynécologues belges acceptent même s'ils n'en sont pas fiers et qu'ils préféreraient que les mentalités évoluent. Certains médecins refusent néanmoins de pratiquer cet acte, une femme n'étant en effet pas un objet marqué d’un cachet prouvant sa virginité.
Chez nous, le secret médical interdit de vérifier la virginité d'une jeune fille, sur demande d'une tierce personne, même s'il s'agit des parents ou du futur mari. Seule la patiente majeure peut demander un examen médical et un certificat qui lui sera remis en mains propres et à elle seule. Ce sont essentiellement de jeunes filles, âgées entre 17 et 20 ans pour la plupart, des communautés issues de l'immigration qui demandent cette opération. Ces jeunes femmes qui doivent se soumettre à l'obligation de virginité avant mariage n'ont tout simplement pas le choix. Elles sont rongées par la peur vis-à-vis de Dieu, de leur famille et de leur futur mari.
Les femmes ont de plus en plus des pratiques sexuelles, malgré les terribles interdits qui pèsent sur elles. Un passé de « suceuse » invétérée qui bat des records de sodomie mais qui permet de rester « vierge », ou plutôt de garder un hymen intact.
La pratique du drap tâché de sang exposé après la nuit de noces a disparu mais les blocages restent tenaces. Des faux certificats de virginité s’obtiennent en Algérie chez des gynécologues compatissants ou attirés par des revenus faciles et rapides. Mais des « médecins » dont les connaissances sont plus proches de la boucherie que de la pratique médicale ou chirurgicale ouvrent leur petit cabinet médical pour pratiquer l’hyménoplastie dans des conditions douteuses. L’opération coûte entre 100 et 500€, avec une membrane qui ne tient bien souvent que quelques heures.
Parce que virginité ne veut pas dire "Pure", virginité maintenant veut dire « Femme superficiellement intacte». (IH)
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments