L’Europe veut imposer le système d’alerte eCall Actua
L’Europe veut imposer le système d’alerte eCall
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L’Europe veut imposer le système d’alerte eCall

La Commission européenne veut équiper d’ici à 2015 tous les véhicules neufs produits en Europe du système d’appel automatique des urgences en cas d’accident baptisé eCall.

« Imaginez que vous rouliez quelque part en Europe et que vous vous assoupissiez au volant. Votre véhicule part dans le fossé, et vous êtes incapable d’atteindre votre téléphone portable ou, pire, inconscient. » Ce scénario, décrit par la commissaire européenne à l’économie numérique, Neelie Kroes, devant les eurodéputés, peut s’avérer dramatique à l’étranger.

Le projet eCall remonte à 2005 et en 2009, Bruxelles avait demandé à ses Etats-membres de développer la mise en place du système sur une base volontaire. Un total de 22 Etats sur 27 avait signé avec la Commission européenne un protocole d'accord pour s'engager à soutenir la mise en place rapide du système d’alerte mais la plupart des pays traînent toujours des pieds.

La Commission a donc décidé de prendre des mesures législatives pour lancer eCall, « car le déploiement volontaire n'a pas suffi », a indiqué l'exécutif européen dans un communiqué publié jeudi 8 septembre.

Bruxelles a exhorté les pays de l’UE à obliger leurs opérateurs de téléphonie mobile à gérer les appels du eCall et à les transmettre gratuitement aux services d’urgence. Deux propositions législatives suivront pour obliger les États membres à mettre à jour leurs services d’urgence et équiper, d’ici à 2015, tous les nouveaux modèles de voitures autorisés à la vente. La Croatie, l’Islande, la Norvège et la Suisse se joindraient à l’initiative.

Le système eCall est composé d’un petit appareil basé sur des capteurs embarqués dans la voiture. Il est connecté au même système que les airbags. En cas d’accident grave, la technologie compose automatiquement le « 112 », le numéro d’urgence européen. Et transmet la localisation de la voiture, sa direction et l’heure de l’accident.

La généralisation de ce système coûterait moins de 100 euros par voiture et permettrait de gagner beaucoup de temps, et donc de sauver plus de vie : 40 % dans les zones urbaines et 50 % dans les zones rurales.
Des projets de recherche se penchent sur l'adaptation de l'eCall aux deux-roues motorisés. Si le système de déclenchement n'est pas encore fixé, les perspectives d'impact sur cette catégorie d'utilisateurs vulnérables sont très positives également.

Soulignons enfin que le protocole d'entente sur l'eCall (Memorandum of Understanding) réunit de nombreuses parties prenantes, en ce compris des pays extra-européens, qui ont montré leur soutien au projet et se sont engagées à appuyer son introduction.

Parmi les signataires sont présents des pays-membres de l'UE, 3 pays de l'Association européenne de libre-échange (dont la Suisse) et de nombreuses entreprises et associations, telles que l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), l'association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA), ou encore des clubs automobiles comme l'ADAC. (AD)

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