Alors que le National Health System (système de santé publique britannique) doit réduire ses dépenses, un rapport du « Cooperation and Competition Panel », publié ce jeudi 28 juillet, révèle les moyens actuels utilisés par le Royaume-Uni pour y parvenir.
Il s’agit de restreindre les soins courants accordés aux patients de façon bien particulière selon Martin Beckford, qui titre dans « The Telegraph »: «Le NHS retarde les opérations et attend que les patients meurent ou se dirigent vers le secteur privé». En effet, le but du NHS est de réduire de 20 milliards de livres les dépenses de santé publique d’ici à 2015 et, selon des gérants d’institutions hospitalières, «l’expérience prouve que si les patients doivent attendre trop longtemps, ils se retirent de la liste d’attente».
Cette stratégie d’ouverture au privé des soins de santé est jugée inacceptable par certains, dont Katherine Murphy, présidente d'une association nationale représentant les malades: « l’idée que l’on pourrait économiser de l’argent en incitant les patients à se retirer des listes, soit en se laissant mourir, soit en allant se faire soigner dans le secteur privé est une manipulation insensible et cynique de la vie des gens, qui ne devrait pas être tolérée ».
Beaucoup de pays européens, comme l’Italie et la France, fonctionnent déjà essentiellement sur le secteur privé, ce qui crée bien évidemment une inégalité flagrante entre ceux qui ont les moyens de se faire soigner … et les autres. Espérons que l’Europe ne rejoigne pas le système américain qui laisse ouvertement ses citoyens sans soins s’ils n’ont pas d’assurance couverture soins de santé. Pour l’heure, nous semblons encore « relativement » à l’abri en Belgique, mais jusqu’à quand ?(AD)
La santé publique britannique «attend que les patients meurent»
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