L'abus de médicaments anti-douleur : danger de mort Actua
L'abus de médicaments anti-douleur : danger de mort
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L'abus de médicaments anti-douleur : danger de mort

L'abus de médicaments anti-douleurs peut conduire à la mort.  Aux Etats-Unis, 56.000 hospitalisations par an sont dues à l'abus d'antalgiques et autres anti-douleurs.  Chez nous, migraines et insuffisance rénale trouvent leur origine dans l'abus de ces pilules.  Leur utilisation exagérée conduit même aux drogues dures.

Drew est mort.  Tué par des pilules.  Pas des pilules de speed ou d'ecstasy.  Non.  Par de simple anti-douleurs.  Mais les médecins américains lui ont prescrit 495 pilules anti-douleurs en un seul week-end.  Celui qui a précédé sa mort par overdose...

Ce serait déjà triste si c'était un cas isolé.  Mais Drew, cette année-là, était l'un des 56.000 patients qui se sont retrouvés à l'hôpital aux Etats-Unis pour abus de médicaments anti-douleurs.

Tous n'en meurent pas, heureusement.  Mais on constate une augmentation impressionnante des migraines dues à la prise exagérée de médicaments sensés diminuer les maux de têtes...  Un comble !  

Des milliers de personnes voient leurs reins définitivement détruits par l'abus de molécules antalgiques : la simple aspirine prise quotidiennement peut conduire à une insuffisance rénale grave.  Et à la dialyse à vie.

De l'aspirine à l'héroïne

Mais la conséquence la plus inattendue de ces prises excessives de médicaments est la dépendance aux drogues dures.  Une étude conduite par l'Ecole de Santé publique de l'Université Drexel, la première faculté de médecine des USA, à Philadelphie, montre que l'abus de pilules antidouleur constitue "une véritable initiation aux drogues dures".  

Les parents devraient donc être attentifs à la prise de ces médicaments, particulièrement lors de l'adolescence.  La familiarité avec des médicaments pris pour soigner le moindre mal de tête conduit les adolescents à croire que tout peut se guérir à l'aide de substances chimiques.  Dont les drogues et l'héroïne en premier lieu...

L'étude montre que la prévention est également plus difficile dans les familles où l'usage des médicaments est banalisé.  

Prudence, donc.  L'équilibre familial et la mesure constituent sans doute la meilleure prévention.  (MB).

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