L'appel d'Obama : Israël dans les frontières de 67 et un double état Actua
L'appel d'Obama : Israël dans les frontières de 67 et un double état
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L'appel d'Obama : Israël dans les frontières de 67 et un double état

Barack Obama veut un nouveau départ pour régler le conflit israélo-palestinien : revenir aux frontières de 67 et un double état, israélien ET palestinien. Un ton nouveau pour la politique américaine qu'Israël qualifie déjà d'inacceptable.

Hier, jeudi, soit la veille de la venue de Benjamin Netanyahou à Washington, Barack Obama a prononcé un discours de 45 minutes sur la situation au Moyen Orient. Il a évoqué le "printemps arabe", les révolutions tunisienne et égyptienne et la situation lybienne.

Mais ce sont surtout les derniers paragraphes de son adresse qui ont frappé ses auditeurs : le président américain y décrit sa vision du conflit israélo-palestinien et sa proposition pour sortir d'une impasse qui dure depuis 1948.

"A un moment où les peuples du Moyen Orient et d'Afrique du Nord rejettent les fardeaux du passé, la campagne pour une paix durable qui arrête le conflit et satisfait toutes les exigences, est plus urgente que jamais", déclare-t-il.

Pour la première fois, un président américain envisage de manière explicite de revenir aux frontières israéliennes d'avant la guerre de 1967 et un état bi-national, à la fois israélien et palestinien.

Une proposition originale : les colonies établies dans l'est du pays ne seraient pas évacuées, mais Israël échangeraient d'autres territoires avec les Palestiniens en compensation.

Inutile de dire que, pour le gouvernement israélien cette solution est tout simplement impensable. Benjamin Netanyahou se rendait d'ailleurs à Washington aujourd'hui avec comme agenda, un soutien renouvelé des Etats-Unis à la politique israélienne, y compris l'extension des colonies.

Le discours de Netanyahou à la Knesset - assemblée israélienne - ce lundi était sans ambigüité : prenant les troubles survenus lors de l'anniversaire de la Nakba comme prétexte, il en appelait à une "confrontation avec les Palestiniens".

Saura-t-il convaincre le président américain de faire marche arrière après son discours d'hier ? Ou bien la politique américaine a-t-elle amorcé un virage historique ?

Il y a une limite où les alliés coûtent plus chers que les ennemis : Israël ne semble plus très loin de ce point pour l'Oncle Sam... (MB).

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