Après le bombardement du palais présidentiel qui a fait 11 morts et 124 blessés, le président yéménite a déclaré qu'il se portait bien. Mais dans son allocution à la radio, son élocution était hésitante, comme sous l'influence d'un anesthésiant... Le président partirait pour l'Arabie Saoudite afin d'y recevoir des soins appropriés.
Le bombardement du palais présidentiel de vendredi marque un tournant dans la guerre sanglante qui oppose le président du Yemen, Ali Abdullah Saleh, au puissant chef tribal Cheikh Sadiq Al Ahmar, leader incontesté de la tribu des Hached.
Aux dernières nouvelles, ce bombardement a fait 11 morts et 124 dont le président Saleh lui-même. Celui-ci a voulu rassurer son peuple en s'adressant à la radio. Il a surtout obtenu l'effet inverse : son public est plutôt habitué de le voir à la télévision où il est omniprésent. De plus, lors de ce discours, son élocution semblait pâteuse et hésitante, comme si le président était sous l'effet de puissants antidouleurs. Son "si vous allez bien, je vais bien" n'a convaincu que ceux qui voulaient bien l'être...
Et samedi, bien que le palais démente farouchement, la rumeur enfle à propos d'un voyage d'Ali Abdullah Saleh en Arabie Saoudite afin d'y recevoir des soins appropriés. Ce qui laisse penser que ses blessures ne sont pas si bénignes que le pouvoir en place voudrait le faire croire.
Il est vrai que quand on connaît le bilan de l'attaque et qu'on voit les images de la mosquée après les bombardements, on a peine à croire que le président s'en tire avec des égratignures.
Samedi soir, l'entourage présidentiel n'écartait plus la possibilité que le président rejoigne cinq membres du gouvernement qui sont déjà soignés en Arabie Saoudite... (MB).
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