C'est le vice-président Nicolas Maduro qui l'a annoncé dans la soirée à la télévision publique. A 58 ans, Hugo Chavez est décédé mardi des suites d'un cancer à l'hôpital militaire de Caracas. Autoritaire pour les uns, charismatique pour les autres, l’homme aura régné 14 ans en maître sur son pays, après avoir été réélu pour la quatrième fois en octobre dernier.
«Nous avons reçu l'information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à notre peuple. A 16h25 (21h55 à Bruxelles), aujourd'hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias», a déclaré celui qui est désigné comme son probable successeur. Peu après cette annonce, le pays a plongé dans le silence. De nombreux commerces et l'ensemble des transports publics ont immédiatement cessé de fonctionner alors que des centaines de partisans du «comandante», visiblement incrédules, sont spontanément sortis dans la rue.
Depuis des semaines, le pays vivait au rythme des rumeurs et démentis autour de la santé de leur charismatique leader. Sa mort met un point final à 14 années de pouvoir sans partage et ouvre la voie à des élections anticipées d'ici 30 jours. Des funérailles nationales sont prévues ce vendredi.
Sa révolution lui survivra-t-elle ?
Hugo Rafael Chávez Frías est né dans les llanos, au sud du Venezuela. Militaire d’origine, il est le 52e président de la République bolivarienne du Venezuela. Au pouvoir depuis le 2 février 1999, il a mis en place un ensemble de réformes, désigné sous le nom de « Révolution bolivarienne », et comprenant la promulgation d'une nouvelle constitution, une politique de « démocratie participative », et la nationalisation des industries clés.
Il a réussi à gagner toutes les élections depuis son accession au pouvoir, malgré ces accusations d’autoritarisme (menaces sur la liberté de la presse, sur l’indépendance de la justice, etc) et a acquis le soutien des couches populaires du pays par son programme de redistribution sociale. Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis.
Même s'il n'a pas le même charisme, Nicolas Maduro est son successeur désigné par Chavez lui-même. Reste à voir ce qu'il ressortira des prochaines élections. (AD)
Le Venezuela annonce la mort d’Hugo Chavez
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