Les cinquante ouvriers de l'extrême qui se battent pour rétablir des normes de sécurité acceptables à la centrale de Fukushima Daiichi mourront dans les prochaines semaines.
Sanglots dans la voix, c’est la révélation que vient de faire la mère de l'un d'entre eux, sous le couvert de l’anonymat à une rédaction anglaise. Elle en a eu confirmation par son fils actuellement dépêché sur place. Les autorités de la centrale avaient pourtant demandé aux ouvriers de ne pas s'exprimer devant les médias et de ne pas révéler à leurs familles ce à quoi ils font face, afin d'éviter un mouvement de panique inutile.
Un sacrifice réfléchi pour des hommes d’ores et déjà considérés comme les héros de toute une nation. "Mon fils et ses collègues savent qu’ils n’ont que peu de chance de survie. Ils en ont discuté longuement entre eux et se sont juré de mourir s'il le fallait afin de sauver la nation. Ils sont résignés et savent qu’ils mourront tous de maladies provoquées par les radiations. Leurs pronostics vitaux sont très courts ».
Cinquante employés, visiblement très lucides quant aux risques de leur tâche et qui continuent de se battre sans relâche depuis le tsunami ravageur afin de maintenir la situation et, si possible, circonscrire les émissions radioactives de la centrale.
Cinquante vies pour éviter une catastrophe nucléaire majeure aux répercussions mondiales. Voilà de quoi laisser pantois ! Et surtout, de quoi laisser au placard les « broutillekes » de jardin d’enfants qui divisent un « certain » pays … de l’autre côté du globe …
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