Le printemps arabe se traduit en offres très avantageuses pour les vacanciers. Les professionnels du tourisme multiplient les efforts pour relancer la fréquentation mais c’est sans l’attroupement habituel des touristes qui boudent un passé d’attentats encore trop récents.
En Egypte, la diminution de la fréquentation est de 60% par rapport à la même période de l’année passée, alors que les prix ont quant à eux baissé en moyenne de 30%.Seule la mer Rouge et plus particulièrement Charm el-Cheikh, connaissent une faible tendance à la reprise.
Et l’actualité en Lybie ne contribue bien évidemment pas à l’amélioration du taux de réservations. Les touristes européens restent frileux pour ces destinations, surtout lorsqu’ils partent en famille. Un hôtelier tunisien commente : «ce qui frappe avant tout, c’est le manque de touristes. Notre hôtel, par exemple, est à moitié vide, alors même que l’accueil est irréprochable. On sent que les gens ont plus que jamais besoin que les touristes reviennent, c’est pourquoi ils redoublent d’efforts au niveau des prix. Tout le monde reste toutefois dépendant de l’évolution en Libye. D’où le sentiment de se trouver dans une sorte d’entre-deux».
Cependant, et fort heureusement, malgré les familles, forcément moins nombreuses qu’avant, un nouveau public de voyageurs se profile composé de curieux et de personnes qui privilégiaient auparavant les régions européennes plus accessibles et qui peuvent désormais s’offrir un voyage vers des destinations plus lointaines. Les plongeurs, par exemple, se rendent toujours en mer Rouge et même d’autant plus volontiers maintenant car ces sites sont toujours relativement préservés».
Le chemin vers un rétablissement complet de la situation reste toutefois encore long, notamment en Tunisie, qui n’aurait pas la même habitude de «rebondir» que l’Egypte. (AFP/AD)
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