Les écoles flamandes punissent les enfants qui parlent turc ou marocain Actua
Les écoles flamandes punissent les enfants qui parlent turc ou marocain
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Les écoles flamandes punissent les enfants qui parlent turc ou marocain

Les enfants qui parlent turc ou marocain à l'école flamande écopent d'une punition, révèle un sondage mené par des chercheurs des universités d’Anvers, Gand et Louvain. C’est De Standaard qui dévoile ces résultats.

Pour cette enquête, plus de 11.000 élèves du secondaire ont été interrogés, mais aussi des directeurs d’école, des professeurs et des parents. Ainsi, c’est environ deux tiers des élèves qui parlent une autre langue que le néerlandais à la maison, ne peuvent pas utiliser cette langue en classe ou au moment de la récréation. Chez les enfants d’origine turque et marocaine, ce pourcentage grimpe toutefois jusqu’à environ 80%, soit donc 8 enfants sur 10.

Les écoles semblent donc se montrer plus sévères pour les enfants qui parlent marocain ou turc au sein de l’établissement scolaire. Si “La stigmatisation des Turcs, Arabes et Berbères est la plus forte à l’école, cela pèse sur la manière dont les enfants se sentent à l’école”, affirment les chercheurs. Ces derniers plaident donc pour que les écoles s’ouvrent davantage aux langues parlées par leurs élèves à la maison.

Des conditions d’intégration plus strictes

En juillet de cette année, le code de nationalité belge s’est durci de quelques amendements, en introduisant des conditions strictes pour devenir belge, telles que la connaissance d’une des trois langues nationales, la preuve de son intégration sociale et la preuve de sa participation économique.

L’enquête sur la volonté d’intégration devrait faire son retour avec des questions du type :
- Le requérant parle-t-il au moins une de nos langues nationales ?
- Elève-t-il ses enfants dans une des langues nationales ?
- Le requérant manifeste-t-il une volonté d’intégration ?
- Traduit-il par son comportement le désir de vivre en harmonie avec la communauté belge ?
- Le requérant fréquente-t-il des Belges ou des étrangers ? (relations professionnelles, relations privées)
- Est-il ouvert aux contacts avec les Belges ?
- Favorise-t-il ces contacts pour lui-même et pour sa famille ? S’intéresse-t-il à la vie économique, politique ou culturelle belge ?
- A-t-il établi ses attaches principalement en Belgique ou les a-t-il conservées à l’étranger ?

La pratique d’une des langues nationale est donc une des conditions pour démontrer son intégration. (AD)

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