Les hobos sont des travailleurs saisonniers. Ils errent de ville en ville et d'état en état à travers les Etats-Unis pour trouver le bon boulot ou le bon coin où dormir. Ils ont un langage de signe qui les renseigne sur les opportunités ou les endroits à éviter. Avec l'introduction du code-barre, ils ont renouvelé entièrement leur catalogue de signes.
Le hobo, est un travailleur saisonnier. Vagabond, il se déplace de ville en ville, voire d'état en état à la recherche du boulot qui le fera vivre quelques semaines. Et d'un endroit où loger pour pas cher.
Pour savoir où il fait bon dormir, manger ou travailler, depuis la fin du 19e siècle, les hobos se sont inventé un code : ils parlent par signes qu'ils tracent à la craie sur les murs ou les trottoirs. Un verre à pied surmonté de trois olives signifie : attention, ici les boissons sont hors de prix !
Il y a des signes pour toutes les circonstances de la vie d'un vagabond : ici, on dort bien. Le travail est bien payé. La patronne est sympa. Le café n'est pas bon. La nourriture est dégueu... Et j'en passe. Les spécialistes ont dénombré plusieurs centaines de ces "signes de pistes" hobo.
Mais avec l'avènement de l'ère digitale et du numérique, les hobos se sont adaptés et se sont inspirés de ces nouveaux codes-barres, appelés QR, pour "quick response" : réponse rapide. Ces codes-barres sont en deux dimensions et on les utilise pour les billets de train, le prix des marchandises, etc.
Les hobos utilisent un système ingénieux de stencils découpés dans du linoléum pour dessiner ces nouveaux codes particulièrement complexes. Ils projettent ensuite de la peinture à la bombe et le tour est joué. La technologie s'infiltre vraiment partout, y compris dans l'univers de ceux qui ne pourront jamais s'offrir un PC. Mais le PC, visiblement, ils l'ont dans la tête... (MB).
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