Les homos abstinents peuvent donner leur sang Actua
Les homos abstinents peuvent donner leur sang
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Les homos abstinents peuvent donner leur sang

Abstinence sexuelle décennale pour les homosexuels anglais qui veulent donner leur sang. Après des années de controverse et de débats, le gouvernement britannique a décidé de modifier la norme actuelle qui interdit à tous les homosexuels et aux lesbiennes de donner leur sang.

La Grande-Bretagne va permettre aux hommes homosexuels de donner leur sang à condition qu’ils n’aient pas eu de relation sexuelle au cours des dix dernières années. Le pays a été contraint de lever l’interdiction totale de don de sang pour les gays et les lesbiennes : la loi britannique était en effet discriminante et pouvait enfreindre les lois sur l’égalité. Les homosexuels qui ont une vie sexuelle active restent toutefois interdits de don de sang. La loi n’est donc que partiellement modifiée.

Selon les experts, le seuil de 10 ans assure que les homosexuels qui se présentent dans les structures de santé ne sont pas porteurs du VIH et n'ont pas contracté de maladies vénériennes.

Le système britannique actuel est fondé sur la confiance: il n’y a aucune vérification pour savoir si les donneurs disent la vérité sur leur orientation sexuelle, et les autorités estiment qu’il y a environ 7% d’homosexuels actifs sexuellement qui donnent du sang malgré l’interdiction.

Les activistes homosexuels ont bien accueilli la nouvelle règle, même si ils espéraient une loi plus radicale. Selon le porte-parole des mouvements homosexuels britanniques, beaucoup plus aurait pu être fait, puisque en Angleterre il y a beaucoup de couples homosexuels monogames ayant des rapports sexuels en toute sécurité et qui connaissent les dangers des maladies vénériennes.

Si  en France, le don du sang est interdit aux personnes homosexuelles depuis une circulaire de 1983, la Suisse impose quant à elle seulement un an d’abstinence. En Belgique, le don de sans reste également interdit pour les homos. Le maintien de cette exclusion se base sur des données épidémiologiques.

Selon nos responsables de la santé, « le problème n'est pas de stigmatiser l'appartenance à un groupe, mais de prendre en compte l'existence de comportements qui pourraient poser problème quant à la sécurité du sang transfusé». (AD)

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