Voilà une proposition des plus étonnante qui, malgré l’ingéniosité dont font parfois preuve nos élus, n’est pas encore sortie chez nous : une taxe liée à la beauté physique.
Pour résoudre les problèmes que rencontre le Japon « post Fukushima », un économiste japonais, Takuro Morinaga, professeur à l'université Dokkyo, semble avoir trouvé une solution. Fini les questions de richesse, de classe et de niveau social, la beauté pourrait désormais être le critère de taxation avec comme objectif premier de relancer l’institution du mariage.
Femmes monopolisées
Pour un bel homme, jouissant de revenus plus que confortables, le taux d'imposition serait donc de 80 %. Si l'on ajoute les impôts locaux, le bellâtre laisserait près de 90 % de son salaire au fisc ! Chère payée, la belle gueule ? Si l'on en croit Takuro Morinaga, c'est bien la seule solution pour endiguer le mal du pays. Il faut dire que, dans l'archipel, près de 50 % des hommes âgés de 30 à 35 ans sont toujours célibataires. La faute à la crise économique, qui a vu le revenu moyen de ses trentenaires chuter en l'espace de dix ans. De 47.000 euros, il est passé à 28.000. Or les femmes, elles, continuent de chercher un conjoint aux revenus au moins deux fois supérieurs aux leurs.
Résultat : les femmes sont monopolisées par une poignée de chanceux, dont la situation professionnelle n'est pas à plaindre. Et tant pis pour les autres !
Si t’es beau, paie plus d’impôts
Offrir aux laids la possibilité de s’enrichir et aux beaux d’être moins riches permettrait ainsi d’en finir avec le célibat, considéré comme un fléau au Japon, avec 16 millions d’individus.
Moduler la fiscalité selon l'apparence du contribuable s’entend ainsi: s'ils étaient fiscalement favorisés, les «laids» retrouveraient leur attrait pour « autre chose » que leur physique, ce qui se traduirait par une hausse des mariages, donc de la natalité et un regain de l'économie. Inversement, les «beaux» célibataires seraient fiscalement incités à fonder un foyer.
Le Japon est coutumier du fait
Le Japon est coutumier du fait: en 1941, déjà, l'État envisageait un impôt sur les célibataires. Cette proposition est évidemment loufoque ne serait-ce qu’au niveau de la difficulté rencontrée pour juger de la beauté d’un individu. C’est pourquoi, un logiciel de reconnaissance faciale ayant des critères de beauté préenregistrés pourrait éventuellement faire l’affaire afin d’éviter un impartial cas par cas.
Alors, pays du Soleil Levant … ou pays du délire ? (AD)
Ci-dessous l'acteur Masanobu Ando, surnommé "le Johnny Depp japonais
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