Les poppers interdit en France Actua
Les poppers interdit en France
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Les poppers interdit en France

Le gouvernement français vient d’interdit la vente au public des poppers, ces vasodilatateurs à inhaler, très répandus dans la communauté gay pour leurs effets excitants et relaxants.

Initialement utilisés en médecine pour le traitement de certaines maladies cardiaques et les angines de poitrine, les poppers sont des vasodilatateurs, qui se présentent généralement sous la forme d’un liquide très volatile contenu dans une petite fiole dont le bruit l’ouverture (pop) a donné le nom au produit.

Les principaux effets annexes observés sont de l’euphorie et un sentiment de relaxation qui fût rapidement détourné lors de rapports sexuels entre individus, rapports homosexuels notamment, le Poppers ayant pour réputation de faciliter la dilatation anale. C’est cet usage qui fait des poppers un produit extrêmement bien vendu dans les sex-shops et autres réseaux de distribution de l’amour en vrac.

Mais voilà, depuis le début du mois de juillet, les petits flacons ont disparus des étagères françaises, laissant la place aux gels lubrifiants, paquets de préservatifs en gros, sextoys et autres sous-vêtements sexy. Les poppers sont en effet interdits à la vente depuis le 7 juillet dernier. Le risque de dépendance aux poppers semble en effet désormais établi avec une fonction psychotrope et addictogène.

Sans compter la haute toxicité du produit pouvant entraîner des effets secondaires tels que : irritation de la rétine et des muqueuses, brûlures, troubles du rythme cardiaque, maux de têtes, anémies, pneumonie, dépression et trouble de la mémoire.

Chez les fabricants, grossistes et distributeurs, les avis semblent partagés et bon nombre d’entre eux estiment que si le poppers peut être dangereux, c’est uniquement dans l’hypothèse d’association à un autre vasodilatateur comme le viagra ou en cas de problème cardio-vasculaire. L'annonce au Journal Officiel français de l'interdiction de vente de leur produit a donc fait l'effet d'une bombe et la riposte se prépare déjà dans les cabinets d’avocats parisiens.

« Nous sommes furieux, il y a des substances bien plus dangereuses et répandues, et on s'attaque au poppers », regrette Rémi Calmon, directeur exécutif du Syndicat national des entreprises gaies : Sneg. Et de poursuivre : « il y a une grande hypocrisie dans le texte de l’arrêté, on interdit l'offre et la cession, soit la vente, la revente et le don, mais pas la fabrication pour l'exportation, pas l'importation, pas la détention, pas la consommation ».

Pour le Sneg, le gouvernement se trompe de combat. En interdisant les poppers, le gouvernement incite les consommateurs d'un produit licite et régulé à se tourner vers la consommation de produits illicites relevant d'une économie parallèle.

De plus, ces 3 dernières semaines, l’interdiction de vente en boutique a boosté sensiblement les achats sur internet (sur des sites comme http://www.powerpoppers.com) , ce qui n’a fait que déplacer le débat sans véritablement traiter le problème sur le fond. (AD)


 

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