Dans une vidéo de trois minutes trente, publiée tôt ce mardi sur YouTube, les ex-otages remercient ceux et celles qui les ont soutenus après leur captivité et leur assure que leur retour à une vie normale se déroule progressivement.
Depuis leur libération le 6 mai dernier, Michelle Knight, Amanda Berry et Gina DeJesus s'étaient murées dans le silence. Kidnappées respectivement en 2002, 2003 et 2004, les trois jeunes femmes profitaient au calme de leur liberté retrouvée après avoir été battues, violées et séquestrées des années durant.
Les visages de celles qui ont aujourd'hui respectivement 27, 32 et 23 ans, les trois victimes d'Ariel Castro sont apparues sur les réseaux sociaux pour remercier les américains de leur support et de leurs dons. (vidéo 1)
« Je deviens plus forte chaque jour, et avoir eu ma vie privée respectée a énormément aidé. Je demande à tout le monde de continuer de respecter notre vie privée et de nous laisser le temps de revenir à une vie normale », commence Amanda Berry, coiffée et maquillée, un piercing à l'arcade sourcilière. C'est elle qui, début mai, était parvenue à s'enfuir de la maison d'Ariel Castro, donnant ainsi l'alerte. La jeune femme est la deuxième à avoir été enlevée par l'ex-chauffeur de bus, un soir du 21 avril 2003, alors qu'elle n'avait que 16 ans. Au cours de sa captivité, elle a eu une fille prénommée Jocelyn, aujourd'hui âgée de 6 ans, née des viols a répétition qu'elle a subis.
Gina DeJesus est la deuxième à prendre la parole sur cette vidéo: « Je voudrais juste dire merci à tout le monde pour votre soutien », explique timidement la jeune femme, qui arbore aujourd'hui une coupe à la garçonne. A ses côtés, sa mère Nancy Ruiz et son père qui n'ont jamais abandonné les recherches pour retrouver leur fille. Gina est la troisième victime d'Ariel Castro, enlevée à l'âge de 14 ans le 2 avril 2004, alors qu'elle sortait du collège.
La troisième des séquestrées de Cleveland à prendre la parole est Michelle Knight, la première victime recensée de l'ex-chauffeur de bus. Elle avait 21 ans lorsqu'elle a été kidnappée, le 23 août 2002. Et à en croire les enquêteurs, elle est celle sur qui Ariel Castro se serait le plus acharné, allant jusqu'à la battre pour lui faire perdre les bébés qu'elle portait suite à ses assauts sexuels répétés. Elle est également celle pour qui le retour à une vie "normale" a été le plus délicat. Il faut dire que la jeune femme, à la base, a connu une enfance difficile, en étant notamment victime de viols répétés de la part de son beau-père. A sa disparition, ses proches ne se sont pas mobilisés pour la retrouver, sa mère ne se donnant même plus la peine de répondre aux coups de téléphone des enquêteurs. En toute logique, la jeune femme, à sa libération et après plusieurs jours d'hospitalisation, n'a donc pas souhaité rentrer chez sa famille. Elle est actuellement hébergée dans la famille de Gina, où elle se reconstruit petit à petit.
329 chefs d’accusation
Dans le cadre de cette sordide affaire, Ariel Castro a été inculpé pour 329 chefs d'accusation. Il risque la peine de mort. « Je n'autoriserai pas cela ». Les mots sont tombés comme un couperet, de la bouche du juge Michael Russo (vidéo 2) Au cours d'une courte audience, l'homme de 52 ans, accusé d'avoir séquestré pendant une dizaine d'années trois jeunes Américaines dans sa sordide maison de Cleveland, s'est vu refuser le droit de voir sa petite fille Jocelyn (6 ans), née en captivité des viols à répétition d'Amanda Berry.
Surveillance anti-suicide
En attendant son jugement, Ariel Castro, toujours incarcéré, reste en surveillance anti-suicide. Concernant les charges qui pèsent sur lui – dont enlèvement, viol et meurtre aggravé - il continue de plaider non-couple. Pour ces faits, il risque la peine de mort. (Ad et AFP)
Les trois séquestrées de Cleveland remercient sur YouTube (vidéo)
WebAds_Mobile_3
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments