Nouveau cas de torture animale gratuite : un cheval a été découvert sans vie, les parties génitales arrachées en région liégeoise. Ces actes gratuits et barbares cachent-ils des serial killers en puissance ?
C'est une macabre découverte qui attendait la propriétaire d'une prairie d'Ivoz-Ramet, à Flémalle. Langue et oreille coupées, anus lacéré, éventré, les organes génitaux emportés, l'un de ces chevaux a été mutilé à mort. Pourquoi une telle méchanceté gratuite et unetelle barbarie ? Les propriétaires des autres chevaux de la pâture s’inquiètent. Une plainte a été déposée auprès de la police de Flémalle et par prudence, les chevaux passeront la nuit dans leur box.
De futurs tueurs en série
Plusieurs actes de cruauté similaires à l'encontre de chevaux ont été constatés ces derniers mois, notamment à Hannut, mais aussi à Dinant, Lessines et dans le Limbourg. Une dizaine de chevaux mutilés l'été dernier, deux veaux pendus en régions verviétoise et un chat retrouvé dans le même état récemment en Flandre: les actes de cruauté envers les animaux se répètent et se multiplient.
Pour Michel Vandenbosch, président de GAIA, derrière les tortionnaires d'animaux se cachent souvent de futurs tueurs en série. « Je ne suis pas un grand spécialiste en la matière mais j'ai lu énormément de choses sur le sujet. Et des études scientifiques démontrent que les tueurs en série, qui s'en prennent aux humains, et plus particulièrement aux plus faibles comme les enfants, ont, dans leur jeunesse, maltraité des animaux ».
L’influence des médias (sociaux ou autres)
La violence à l'encontre des chevaux est-elle trop médiatisée ? La diffusion sur les médias sociaux - sur Facebook en particulier - peut-elle donner de mauvaises « idées » à certains ? Des spécialistes en viennent à se demander si la médiatisation des informations n’en vient pas à créer un buzz, une escalade de violence et un effet boule de neige sur ce type d’actes posés.
La Belgique n'est d’ailleurs pas un cas isolé. La Suède a connu l'an dernier une croissance spectaculaire de crimes sadiques contre les animaux en général et un doublement des crimes sadiques à caractère sexuel sur les chevaux.
L'institut vétérinaire suédois relevait en effet 40 cas de mutilations sexuelles sur les chevaux. Niklas Långström, psychiatre et spécialiste des crimes sexuels de l'institut Karolinska de Stockholm parle de cas d'excitation sexuelle « par l'infliction d'une souffrance aux animaux, un kick sexuel sadique comparable à l'excitation que ressent un junkie au moment de la prise d'héroïne ».
La diffusion par médias - sociaux ou non - ne peut donc que toucher des individus qui présentent déjà ce type de tendances sexuelles peu communes.
Des peines plus lourdes
Face à la multiplication de ces cas de maltraitance et de réelle cruauté envers les animaux, Michel Vandenbosch, le président de Gaia, réclame des peines plus sévères. « Il est grand temps de donner un signal fort et de revoir les peines que risquent trop rarement les auteurs de ce genre de criminalité ». Et ceci d’autant plus si les experts confirment que derrières ces faits se cachent de véritables serial killers. (AD)
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