Le mouvement avait démarré à Toronto au Canada, où lors d'un exposé sur la sécurité, un officier de police avait déclaré : "Les femmes ne doivent pas s'habiller comme des salopes si elles veulent éviter de subir des violences." Des groupes de "salopes" se forment alors et ripostent en organisant des marches de protestation et de sensibilisation un peu partout dans le monde.
Après Londres ou Séoul, les voici défilant à Reykjavik. "Look, don't touch ! This is a dress, not a yes", ("Regarde mais ne touche pas. Ceci est une robe, pas un oui ") pouvait-on lire sur les pancartes, en islandais ou en anglais.
A force de criminaliser le désir il semble que tout le monde soit perdu. Tout simplement car le désir est merveilleux et le crime atroce. Mais à force d'évoquer le désir que comme un crime, tout le monde s'embrouille.
Dans les années 70, les femmes manifestaient pour l'interruption volontaire de grossesse et l'usage de la pilule. Leurs manifestations parfois volontairement tapageuses étaient décriées violemment.
Quand une femme se balade à moitié nue, habillée d'une maniéré volontairement provocatrice, on peut évoquer un manque de respect. La loi des bipèdes ne supplantera sans doute jamais celle de la nature même si les mentalités évoluent. (IH)
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