L'homosexulaité fait son entrée dans les manuels scolaires. Désormais, la théorie du genre et l'homosexualité sont au programme des collèges. Au grand dam des catholiques conservateurs et de Christine Boutin.
Une énième réforme des programmes scolaires français ? Eh oui, la France non plus n'échappe pas à la rage réformatrice des pédagogues, pas plus que la Belgique avec ses "socles de compétences" plus mouvants que les sables du même nom ou que les Pays-Bas où le système d'éducation est si compliqué que le célèbre labyrinthe du Minotaure fait pâle figure à côté...
Mais si, pour une fois, ils avaient eu une bonne idée ? Dès la rentrée de septembre, la théorie du genre et l'homosexualité feront leur entrée dans les programmes des écoles secondaires françaises - que là-bas, on appelle des collèges, ça sonne tout de suite plus intello...
La théorie du genre, venue des Etats-Unis, déconnecte complètement les genres - masculins et féminins - de la sexualité et les considèrent comme des constructions sociales. Des rôles et des conventions que la société établit pour chacun selon qu'on soit un homme ou une femme. Quant à l'homosexualité, l'enseigner dès le secondaire pourra-t-il éviter l'homophobie croissante que l'on peut observer dans les villes européennes ?
Une résistance des catholiques
Mais pour les catholiques traditionnels, pas question d'introduire le loup dans la bergerie : Christine Boutin - qui s'est distinguée dernièrement par un rapport sur l'environnement dont le prix n'avait aucun rapport avec le contenu - a sans doute besoin de faire reparler d'elle en positif. Elle tente donc de rassembler ses ouailles autour de la peur de l'homo.
Pour les tenants des thèses catholiques, la théorie du gender "nie les différences sexuelles naturelles". En réalité, si la théorie découple - c'est le cas de le dire - le genre de la sexualité, c'est pour mieux comprendre ce qu'il y a de conventionnel, de construit par une société autour du fait d'être un homme ou une femme : le type d'emploi que vous pouvez occuper, le type de poste au sein de cet emploi - 10 % de femmes dans les conseils d'administration alors qu'il y a plus de 50 % de femmes sur les bancs de l'université...
De quoi ces résistants du genre ont-ils peur ? Que les jeunes confondent Jeanne d'Arc avec Lady Gaga ? (MB).
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