Le président a l'air fatigué ces derniers jours. Pourtant, la campagne pour les élections présidentielles de 2012 a déjà commencé si on en juge par les offensives républicaines lors de l'accord sur le plafond de la dette. Mais l'Obama-mania est retombée. Difficile d'incarner la nouveauté deux fois, surtout quand on est président des Etats-Unis depuis 3 ans...
Barack Obama paraît bien fatigué sur les dernières photos avec sa famille. Il est vrai que le président des Etats-Unis a dû affronter des ennemis déchaînés lors de l'accord sur le plafond de la dette. Les Républicains sentent que les élections présidentielles de 2012 s'approchent. Ils sont déchaînés comme des loups qui ont reniflé l'odeur du sang.
Pour autant, Barack Obama n'est pas mort. Mais on sent que la "niaque" n'y est plus. Le président l'a dit lui-même, la prochaine campagne "ne sera pas aussi glamour que la précédente. Mes affiches se sont défraîchies depuis la dernière fois" a-t-il déclarés à ses partisans démocrates ces jours derniers.
Il est vrai qu'il est difficile d'incarner la nouveauté deux fois de suite. Ou le changement, quand vous êtes le président en exercice.
Il faut dire qu'Obama a déçu son propre camp sur de nombreux points et s'est fait des ennemis impitoyables parmi les républicains, en particulier chez les membres du mouvement populiste Tea Party, incarné naguère par Sarah Palin et à présent par Michelle Bachman.
Il a déçu dans les pays musulmans qui, après son discours du Caire, croyaient à un changement radical de politique au Moyen-Orient. Il a déçu pareillement les Israéliens en réclamant le retour de leur pays dans les frontières de 1967, avant la guerre. Il a déçu les démocrates par son plan de sauvetage de l'économie trop timide à leurs yeux. Il les a déçu de nouveau par son plan de santé qui n'inclut pas tous les Américains, même s'il représente déjà un progrès notable. Et enfin, son accord sur le plafond de la dette apparaît bien tardif et insuffisant aux économistes libéraux. Et beaucoup trop "marxiste" pour les extrêmistes républicains qui veulent toujours moins de taxes...
Difficile évidemment de ménager la chèvre et le chou. Peut-être Obama devrait-il se recentrer davantage sur son camp et ne pas trop chercher à séduire un électorat républicain qui, de toute façon, continuera à détester le premier président noir d'Amérique... (MB).
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