Ce mardi ce sont déroulées les obsèques de Sathya Sai Baba, décédé dimanche à l’âge de 85 ans. Considéré comme une incarnation divine par ses millions de fidèles, le saint homme a été « enterré », conformément à la coutume qui réserve ce sort aux gourous, alors que les hindous ordinaires sont «incinérés».
Depuis dimanche, des centaines de milliers de pèlerins sous le choc – d’autant plus que Sai Baba avait prophétisé sa mort à l’âge de 96 ans – sont venus rendre hommage à leur Guru à Puttaparthi, petite bourgade du sud-est du pays. Les fidèles ont dû faire la queue des heures durant en plein soleil pour jeter un coup d’œil lointain au catafalque. Même le premier ministre, Manmohan Singh, et Sonia Gandhi sont venus, hier lundi, saluer le disparu.
Sai Baba s’était constitué au fil des ans un véritable empire. Homme public, il n’avait pas son pareil pour séduire ses interlocuteurs, usant d’un mélange de conseils simples et de petits « miracles » qui faisaient toujours leur « effet », comme par exemple l’apparition de petits objets en or.
Cet empire s’est également vu gonflé par les fonds d’Isaac Tigrett Burton, fondateur du Hard Rock Café, qui passe pour lui avoir légué une bonne part de sa fortune.
Aujourd’hui, les fondations de Sai Baba disposent d’innombrables maisons, écoles et autres hôpitaux, un peu partout en Inde et à l’étranger. Rien de très précis n’est connu sur ce patrimoine, l’organisation bénéficiant d’un statut religieux qui l’exempte de publication de comptes. Mais les estimations portent sur 7,5 milliards de francs, voire nettement plus. Sai Baba n’ayant pas nommé de successeur, tout le monde se demande qui va prendre les commandes de l’empire. (AD)
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