L’union Européenne sanctionne le président syrien Actua
L’union Européenne sanctionne le président syrien
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L’union Européenne sanctionne le président syrien

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés ce samedi 21 mai devant l'ambassade de Syrie à Alger pour réclamer le départ du président Bechar al Assad et de son frère cadet Maher, chef de la garde républicaine, a rapporté un journaliste de l'AFP. Ce lundi 23 mai, c’est l’Union Européenne qui entend sanctionner le président syrien.

Les manifestants, principalement des Syriens établis en Algérie qui demandaient la fin de la répression dans leur pays, brandissaient des drapeaux syriens et des photos de manifestants morts en Syrie dans la répression du mouvement de contestation par le régime. Ils scandaient des slogans hostiles au régime syrien notamment "le peuple veut la chute du régime" ou "Zenga zenga, dar dar, n'djibouk ya Bachar" (rue par rue, maison par maison, on finira par t'avoir Bachar), inspiré d'un discours du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Ces Syriens ont répondu à un appel du Comité de soutien aux revendications du peuple syrien. Environ 5000 ressortissants syriens résident en Algérie, selon des responsables de ce comité.

La répression en Syrie a fait plus de 850 morts, entraîné plus de 8000 arrestations et poussé des milliers de personnes à l'exode, selon des organisations de défense des droits de l'Homme. Après les Etats-Unis la semaine dernière, l'Union européenne (UE) a décidé, ce lundi 23 mai, d'interdire de visa et de geler les avoirs du président syrien Bachar Al-Assad. Elle a aussi annoncé qu'elle accentuait la pression sur son principal allié régional, l'Iran, en raison de son programme nucléaire.

Le nom de Bachar Al-Assad, ainsi que ceux d'une dizaine d'autres responsables, vont donc être publiés demain mardi au Journal Officiel de l'UE. "C'est la bonne chose à faire", souligne le chef de la diplomatie britannique, William Hague. "Le régime doit prendre le chemin des réformes, pas de la répression", explique-t-il.

Ces nouveaux noms s'ajouteront à une première liste de 13 figures clé du régime syrien - dont un frère du président et plusieurs cousins - frappés depuis le 10 mai d'interdictions de visa en Europe et de gels d'avoirs. Lors de l'adoption de ce premier train de sanctions, les 27 pays de l'UE avaient alors également décrété un embargo sur les armes et suspendu l'aide au développement européenne.

Les ministres des affaires étrangères européens ont cette fois choisi de sanctionner le leader de la Syrie en personne.

Début mai déjà, la France avait marqué le souhait que le président syrien, Bachar Al-Assad, fasse partie des personnes visées par les sanctions européennes en préparation contre le régime de Damas. Alain Juppé avait d’ailleurs déclaré qu’"un gouvernement qui tue ses citoyens parce qu'ils veulent s'exprimer et instaurer une vraie démocratie perd sa légitimité.

Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a estimé qu'en à lui sur l’antenne de Channel 10 qu’en recourant à la force contre le mouvement de contestation, le président syrien précipitait sa chute. "Je crois qu'Assad se rapproche du moment où il perdra son autorité. La brutalité croissante de la répression le pousse dans les cordes, plus le nombre des morts augmente, moins il a de chances de s'en sortir".

Et voilà qu’à peine trois semaines plus tard, les prédictions des uns et des autres se réalisent ! Bachar Al-Assad se retrouve sous pression. Deux alternatives s’offrent à lui aujourd’hui : superviser la transition vers la démocratie ou partir. Il n’y aura pas de troisième issue. (AD)

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