M. Le Pen : pour une nationalité à points comme le député Laurent Louis Actua
M. Le Pen : pour une nationalité à points comme le député Laurent Louis
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M. Le Pen : pour une nationalité à points comme le député Laurent Louis

Invitée sur le plateau de France 5, dans l'émission C politique, Marine Le Pen a plaidé pour la mise en place d'une nationalité à points, sur le modèle du permis de conduire.

«Pendant dix ans on peut perdre la nationalité française si on a commis des crimes ou des délits» ou encore si on ne veut «pas se soumettre aux grands principes» de la vie en France, a-t-elle précisé, en faisant référence notamment à la laïcité.

La déchéance sera selon elle irrémédiable. «On ne pourra pas récupérer ses points», explique-t-elle. Très offensive sur le thème de l'immigration, elle a également martelé ses mesures emblématiques en la matière : «la priorité nationale» face à l'emploi ou encore «l'arrêt du regroupement familial» et de «la naturalisation automatique».

« La France s’est trouvée un nouvel ennemi public numéro un. Ce n’est pas un terroriste, ce n’est pas un meurtrier, ce n’est pas un violeur. C’est quelqu’un qui menace les fondements mêmes de l’identité française », peut-on lire sur le site français Agoravox.

Quant à Marine Le Pen, de préciser :« Je peux être élu présidente de la République. Ce n'est pas un fantasme car je suis la voix de tous ceux qui n'ont plus de voix», a-t-elle conclu.

En Belgique : un crédit de citoyenneté

En Belgique, le député Laurent Louis a introduit le 14 juin dernier une proposition de loi modifiant le Code de la nationalité belge et le Code d’instruction criminelle, visant à instaurer un crédit de citoyenneté pour les personnes naturalisées ou disposant de la double nationalité.

La proposition de loi vise à retirer la nationalité belge aux personnes visées par l’article 23 du Code de la nationalité belge (c’est-à-dire les personnes qui ne sont pas belges de souche) et qui ont commis un certain nombre de crimes et/ou délits.

Pour le député MLD : « De nos jours, l’octroi de la nationalité par la naturalisation s’apparente trop souvent à une simple formalité. Notre nationalité est de plus en plus bradée, alors qu’il s’agit pourtant d’une faveur accordée par l’État à un étranger. Ainsi, la naturalisation devrait, selon nous, rester exceptionnelle ». Et de poursuivre : « En effet, la naturalisation est, à n’en point douter, le plus beau cadeau et la plus belle reconnaissance qu’un pays puisse offrir à un étranger. Quoi de plus normal donc que d’exiger de ce dernier qu’il s’en montre digne en respectant les lois du pays d’accueil? »

Le texte de la proposition de loi déposé à la Chambre de préciser : « Tout en restant bien entendu ouvert et accueillant, en prônant une politique ferme mais non stigmatisante, il convient de soumettre cette faveur qu’est la naturalisation à des conditions plus sévères, non seulement au niveau de l’octroi mais aussi, a posteriori, au niveau de la déchéance de la nationalité. Notre pays se doit d’être ouvert et généreux envers les personnes d’origine étrangère mais il se doit aussi d’être ferme quant au respect de nos lois par ces dernières, à qui la nationalité a été octroyée ».

Laurent Louis propose dès lors un « crédit de citoyenneté » de 10 points : « Toute condamnation à une peine criminelle ou à un emprisonnement principal d’au moins un mois, sans sursis, entraînerait la perte d’un ou de plusieurs points », conformément au tableau fixé par la proposition de loi et que nous reprenons dans son intégralité ci-dessous. Affaire à suivre …. (AD)

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