Cinquante-trois chefs d'État et de gouvernement ont confirmé qu'ils se rendraient en Afrique du Sud pour les funérailles de Nelson Mandela le dimanche 15 décembre, a annoncé dimanche la ministre des Affaires étrangères sud-africaine, Maite Nkoana-Mashabane.
Outre les responsables en exercice comme Albert et Charlene de monaco, Barak Obama et François Hollande, d'anciens chefs d'État feront également le voyage : les Américains Jimmy Carter, George W. Bush et Bill Clinton, le Français Nicolas Sarkozy et le Brésilien Lula. D'autres personnalités comme le prince Charles, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et l'entrepreneur Richard Branson sont aussi annoncés.
Au total, plus de 50 chefs d'Etats et de gouvernement et autant de célébrités issus de tous les milieux (musique, spectacle et autre), dont entre autres Carla Bruni et Peter Gabriel, pour des funérailles placées sous haute sécurité.
Un hommage mondial
Nelson Mandela, qui disait avec humilité n'être «ni un saint ni un prophète», aura pourtant droit à des obsèques dignes de l’espoir mondial qu’il représentait. Mardi 10 décembre, une cérémonie nationale d’hommage se tiendra au stade de Soweto. C’est là, en 1990, que Nelson Mandela avait prononcé son premier discours une fois libéré après 27 années d'emprisonnement. 120 000 personnes s’étaient massées pour écouter leur héros qui s'indignait de les retrouver «souffrant encore d’un système inhumain».
La dépouille de l’ancien président a quitté le domicile familial de Johannesburg pour rejoindre l’hôpital militaire de Pretoria. Son corps sera exposé pendant trois jours au siège de la présidence locale, du 11 au 13 décembre. Celui que les Sud-Africains surnommaient Tata rejoindra ensuite son village d'enfance de Qunu, situé dans le sud-est du pays. Ce hameau de 200 âmes environ fut l'une des échappatoires spirituelles de Nelson Mandela lors de sa détention, et c'est à Qunu qu'il retrouvera le paradis.
Le dalaï-lama absent
Le dalaï-lama, qui s'est vu refuser par deux fois un visa pour l'Afrique du Sud ces dernières années, ne sera pas présent pour la cérémonie. "Il ne prévoit pas d'y aller", a indiqué son porte-parole Tenzin Takhla depuis Dharamsala au nord de l'Inde, où vit le chef spirituel tibétain en exil, sans donner d'explications. Le dalaï-lama s'était vu refuser un premier visa en 2009 pour sa participation à une conférence de la paix à Johannesburg.
Le leader spirituel tibétain avait été invité par Nelson Mandela et Frederik De Klerk, tous deux ex-présidents sud-africains, et par l'archevêque anglican et Prix Nobel de la paix Desmond Tutu, pour s'exprimer dans le cadre d'une conférence organisée par la Ligue nationale du football, sur la paix, l'harmonie et le rôle du football dans le monde. Puis un deuxième visa lui était refusé en octobre 2011 pour les 80 ans de Desmond Tutu, autre héros de la lutte contre l'apartheid, dans la ville du Cap.
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