Marine Le Pen n’est pas déboutée par le tribunal de Namur Actua
Marine Le Pen n’est pas déboutée par le tribunal de Namur
Actua

Marine Le Pen n’est pas déboutée par le tribunal de Namur

L'ordonnance prononcée mercredi par le juge des référés de Namur ne déboute en aucune manière la présidente du FN français, Marine Le Pen mais réserve le dossier. La présidente souhaitait obtenir le retrait immédiat de toute liste déposée à l'occasion des élections communales et qui utilisait les signes FN, FNW, FNB, LE PEN, LEPEN ou tout signe comprenant les lettres FN ou LEPEN. Selon elle, l'utilisation de ces sigles pouvait entraîner une confusion avec son parti.

L'ordonnance précise en effet que le tribunal des référés ne peut que relever que les parties demanderesses n'ont apporté au débat "aucun élément de preuve permettant d'établir soit l'utilisation abusive de la marque FN soit l'atteinte à l'identité" de la requérante.

Dès lors, ajoute l'ordonnance, si la demande est recevable, elle est "non fondée en l'état actuel de la procédure". Me Dubois, l'avocat de Marine Le Pen, a précisé qu'il renonce à poursuivre la Région wallonne dans cette affaire, se rendant à l'argument développé par celle-ci selon lequel elle n'est pas responsable de l'approbation des listes et de l'impression des bulletins de vote et ne peut donc retirer ou mettre fin à cette impression. L'impression des bulletins relève de la compétence du bureau d'arrondissement et de la Cour d'appel.
L'avocat ajoute encore qu'à la demande de sa cliente il entend poursuivre les déposants de listes contestées. Il plaidera en ce sens demain jeudi, à Charleroi, et vendredi, à Namur, soulignant que l'ordonnance dénonce l'appropriation du sigle de sa cliente et de son nom de famille.

Me Dubois se dit par ailleurs étonné par le communiqué diffusé à propos de cette affaire par le ministre wallon Paul Furlan et reprenant selon lui des informations "bien courtes et partielles". "Le ministre entendrait-il se faire le complice des "zozos" qui entendent passer outre les décisions de justice unanimes qui interdisent l'utilisation en Belgique du sigle du parti de ma cliente et de son logo ainsi que du patronyme même de ma cliente?", se demande-t-il.

Plus tôt dans la journée, Paul Furlan, le ministre wallon des Affaires intérieures - qui samedi, avait été cité à comparaître par Marine Le Pen - avait annoncé que le tribunal de première instance de Namur a débouté la présidente du Front National, qui réclamait l'interdiction de l'usage de sigles semblables ou se rapprochant trop du parti d'extrême droite français. (AD et Belga)

WebAds_Mobile_3

0 claps
0 visitors

Place comments

666

0 Comments

More comments

You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.

Show all comments