La décision est tombée ce mardi matin. Michelle Martin, condamnée à 30 de réclusion criminelle retrouvera sa liberté son conditions, après avoir passé 16 ans derrière les barreaux. Elle rejoindra le couvent des Clarisses à Malonne où les religieuses disent avoir longuement réfléchi à ce geste de chaité. L’opinion publique se déchaîne. D’aucuns revendiquent des peines de sûreté ou incompressibles.
Si dans un communiqué de presse, les sœurs des Clarisses affirment, à l’appui de leur accueil de Martin, qu’il ne faut pas répondre à la violence par la violence, les parents des victimes et l’opinion publique, pour lesquels la charité n’a pas de place, sont révoltés. A peine un peu plus de la moitié de sa peine pour une récidiviste suscite émoi et indignation !
Des peines de sûreté pour des faits graves
Du côté de nos dirigeants politiques, « le sp.a notamment est favorable à l'instauration de peines de sûreté ou incompressibles pour certains faits graves », a indiqué le député Renaat Landuyt. Et de préciser : « On ne peut se contenter de faire confiance à un couvent. Il faut aussi des directives claires pour la police et les assistants de justice ». Le député se dit ainsi surpris par la décision. « Le jury n'a certainement pas prévu en condamnant Michelle Martin à 30 ans qu'elle serait libérée après 16 ans ».
Le député précise encore : « la société, le jury et les juges devraient pouvoir partir du principe qu'un condamné exécutera la peine à laquelle il a été condamné et certainement lorsqu'il s'agit du procès du siècle ».
Le parquet se pourvoit en cassation
Le parquet général de Mons a introduit un pourvoi en cassation de la décision favorable à la sortie de Martin. Celle-ci devrait rester en prison jusqu’à ce que la Cour se prononce soit maximum 30 jours.
Celle qui dit, par l’entremise de son avocat, « ne plus être la même femme que celle incarcérée en 1996 » pourrait prochainement quitter définitivement la prison de Berkendeal pour aller « se reconstruire » auprès de Dieu … Sur le plateau de RTL-TVI ce mardi midi, Jean-Denis Lejeune, consterné, a ponctué cette décision en ces mots : « on a remis le renard dans le poulailler » (AD)
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