Michelle Martin offre 265 euros aux familles des victimes Actua
Michelle Martin offre 265 euros aux familles des victimes
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Michelle Martin offre 265 euros aux familles des victimes

Si le pourvoi en cassation introduit par les familles des victimes est rejeté, Michelle Martin sera libérable sous condition et ira rejoindre le Couvent des Clarisses à Malonne. Cette libération est assortie d’un certain nombre de conditions qui sont contestées par les parents de Julie, Mélissa, An et Eefje. Une situation vécue comme un manque de respect total.

La libération conditionnelle est admissible aux personnes condamnées à des peines privatives de liberté de plus de trois ans et qui ont atteint le tiers de leur peine ou les deux tiers si elles se trouvent en état de récidive. Pour prétendre à cette libération conditionnelle, Martin a du présenter devant le TAP (tribunal d’application des peines) un plan de réinsertion sociale détaillé, véritable clé de voûte de sa libération.

Plusieurs critères, aujourd’hui contestés par Maître Beauthier, l’avocat de Jean-Denis Lejeune et Laetitia Delhez, ont été « pris en compte » par le TAP : le risque de récidive pour la société, le degré de dangerosité, le fait de jouir d’un domicile et d’un travail, l’obligation de se soumettre à un suivi psychiatrique, l’engagement de ne pas importuner les familles des victimes et celui de commencer à les dédommager.

265 euros : Un manque de respect pour les familles des victimes

Michelle Martin n'a jamais « commencé à indemniser » ses victimes, une condition pourtant essentielle à une libération conditionnelle. Maître Thierry Moreau, son conseil, précise toutefois que Michelle Martin aurait « économisé » une somme de 265 euros, versée en règlements de 5 euros par mois depuis plusieurs années, qu'elle se propose de mettre à la disposition des parties civiles, auxquelles, rappelons-le, plusieurs centaines de milliers d'euros avaient été alloués par la cour d'assises lors de son procès.

Un effort pas vraiment consenti de la part de celle qui semble recevoir mensuellement de l’argent de ses « admirateurs », puisqu’il y en a. Ainsi, cet ancien officier de l'armée belge, Paul, 82 ans, qui est devenu ami avec Michelle Martin et lui envoie 50 euros/mois depuis 4 ans, soit au total 2400,00 euros versés depuis quelques années à titre de « compassion ».

Un travail au noir

L'avocat de Michel Martin a précisé que celle-ci sera « logée, blanchie et nourrie » au sein du couvent des clarisses de Malonne, « en échange de quoi elle rendra des services à la Communauté (cuisine, lessive, jardinage) ». Ce à quoi l'avocat de Jean-Denis Lejeune et de Laetitia Delhez a immédiatement rétorqué que le recours à de la main-d’œuvre « au noir » est interdit dans notre pays. Michelle Martin devrait donc percevoir un salaire en échange de son travail, salaire duquel devrait être mensuellement prélevé le début d’une indemnisation aux parents des victimes.

Une saisie immobilière symbolique

Jean Lambrecks, le père de Eeefje a de son côté envoyé jeudi un huissier chez les Clarisses, après avoir appris que Michelle Martin y avait fait transporter les biens hérités de sa mère, rapportent les quotidiens Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. Son souhait est de faire saisir ces biens, mais les journaux ignorent encore si une saisie a bel et bien été effectuée. Une saisie « symbolique » pour Jean Lambrecks : « Nous n'avons encore rien reçu. Je sais que ces affaires ont peu voire pas du tout de valeur. Mais pour moi c'est une question de principe ».

La cour de Cassation devrait statuer au plus tard le 28 août prochain sur le pourvoir introduit par les familles des victimes contre la décision du TAP. (AD)

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