Encore fortement taboues, la solitude sexuelle, voir l’abstinence sexuelle volontaire stigmatisent ceux qui la subissent ou qui l’ont choisie dans une société hypersexualisée qui nous renvoie à des impératifs de comportements sexuels « gourmands » si l’on veut être dits dans les « normes ».
Dans son roman « l’Envie », Sophie Fontanel, grand reporter à « Elle », avoue l’inavouable : son expérience de la solitude sexuelle. Pas par revendication, pas par indifférence. Juste parce que, un jour, son corps a dit non : il ne veut plus, il ne peut plus. Et certainement pas « comme cela ».
Sophie Fontanel a choisit de son plein gré une autre forme de sexualité : l’absence de sexualité. L’écrivain affirme sa vérité : « mieux vaut plusieurs années de rien que de cumuler des relations déprimantes ». Une mise à la diète qui dérange et qui met mal à l’aise. Or, Sophie a l’impression de ne faire de mal à personne. Elle a juste arrêté de faire l’amour il y a quelques années et pour elle, se n’est pas synonyme de « rater » sa vie.
Alors que des préhistoriens viennent de mettre en évidence que les hommes de Cro-Magnon avaient déjà une certaine « conscience » de la vie sexuelle, en dehors de toute "reproduction", Sophie nous confirme que, pour sa part, sa vie est belle sans coït et met partant à l’aise toutes une série de personnes qui vivent la même abstinence dans l’ombre d’une exigence culturelle et sociale. (AD)
No sex : l'abstinence n'est pas un tabou
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