C’est au cours d’une manifestation pacifiste d’une centaine de personnes contre les violences policières que la police a ouvert le feu sur les participants qui réclamaient des nouvelles de leurs proches disparus depuis qu’ils ont été arrêtés.
La région du Xinjiang est sensible car réserve importante d’hydrocarbures. La minorité ouïgoure, musulmane et turcophone, dénonce la submersion de sa culture par la politique de Pékin. Le vieux quartier historique de la ville a été détruit par les pelleteuses pour laisser la place aux immeubles modernes chinois.
Des violences avaient déjà éclaté il y a une dizaine de jours lorsqu’un groupe d'Ouïgours tentait d'enlever des policiers afin de les échanger contre la libération de membres de leurs familles. Durant les affrontements, les forces de sécurité chinoises ont battu à mort quatorze manifestants et tué par balle six autres. Quinze personnes ont été blessées, dont trois grièvement.
Du coté des autorités chinoises, les officiels parlent « d’attaque terroriste, préméditée et organisée » de la part des Ouïgours qu’ils accusent d’une attaque contre un commissariat...
Selon Amnesty International, deux ans après les émeutes interethniques, les Ouïghours sont toujours victimes de la répression des autorités chinoises, et des centaines de personnes ont été détenues et jugées depuis les émeutes. Plus de vingt-cinq personnes ont été exécutées ou condamnées à mort depuis ces troubles, selon les médias officiels.
L’amélioration des droits de l’homme en Chine n’a pas l’air d’être pour demain. (IH)
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