Obama sur le sentier de la guerre... Actua
Obama sur le sentier de la guerre...
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Obama sur le sentier de la guerre...

ou sur celui des élections de 2012 ? En moins d'une semaine, deux opérations conduites par des troupes américaines ont tué un des fils de Kadhafi et abattu l'ennemi public numéro un. Cette nouvelle stature de guerrier assurera-t-elle la réélection du président démocrate ?

Obama est sur le sentier de la guerre. La semaine dernière on apprenait que l'un des fils de Kadhafi était mort lors d'un raid sur son quartier général et hier, Obama lui-même annonçait la mort de l'ennemi public numéro 1 de l'Amérique : Ousama Ben Laden lui-même.

Dans son discours de la nuit dernière Obama rappelait : "A peine élu président, j'avais déjà dit à Léon Panetta, le chef de la CIA, que notre devoir était de prendre Ousama Ben Laden : mort ou vif. [...] Il y a une semaine, les informations des services secrets sont devenues décisives et aujourd'hui, j'ai donné l'ordre."

Celui qui avait promis de fermer Guantanamo nous avait peu habitué à un tel langage martial jusqu'ici. Et ce dont les Américains se souvenaient jusqu'à hier, c'était plutôt la campagne pour l'assurance-santé, les batailles au Congrès pour prolonger l'aide aux chômeurs et puis, plus récemment, les concessions aux républicains sur les réductions d'impôts... Et dans le camps Obama lui-même, les plus à gauche criaient à la trahison, aux promesses oubliées.

Et puis, tout à coup, un autre visage d'Obama se révèle : celui du guerrier. Celui qui n'a pas assez de mots assez durs pour fustiger les ennemis de l'Amérique. Celui, surtout, qui vient de mettre fin au cauchemar américain par excellence : Ousama Ben Laden, l'hyper-terroriste, le cerveau du 11 septembre.

Cette victoire que le clan Bush malgré toutes ses rodomontades n'avait jamais pu obtenir, réconciliera-t-elle l'Amérique ? Les partisans du Tea Party, ce mouvement populiste qui n'a d'yeux que pour l'égérie Sarah Palin, adouciront-ils leur haine à l'égard du président démocrate ? Les "birthers", ces patriotes blancs qui contestent la naissance en Amérique d'Obama, l'accepteront-ils finalement comme l'un des leurs ?

Une réconciliation autour des ennemis de l'Amérique

Les franges les plus extrêmistes - les "birthers", les suprémacistes blancs et les partisans du Tea Party - ne se rallieront sans doute jamais au premier président noir des Etats-Unis...

Mais les autres ? Hier et ce matin, la foule a envahi la rue en face de la Maison blanche et les divergences sont oubliées : on crie "USA, USA" et "victoire !".

George Bush est ravi : Obama lui a téléphoné pour lui annoncer personnellement la nouvelle. "Je l’ai félicité ainsi que les hommes et les femmes de nos services armés et de renseignements qui ont consacré leur vie à cette mission. La mort d'Obama, c'est une victoire pour l'Amérique", martèle l'ancien président. Une victoire qu'il aurait sans doute préféré pour lui-même.

Les marchés financiers eux, n'ont pas de doutes : ce matin, on annonçait une hausse spectaculaire du dollar, dès l'ouverture des bourses.

La mort d'Ousama Ben Laden, une victoire pour l'Amérique et pour le dollar. Mais surtout, une victoire qui va peser lourd dans la balance des élections présidentielles. C'est en 2012. Mais la colombe démocrate a réussi là où les faucons républicains ont échoué : abattre l'ennemi public numéro 1 de l'Amérique depuis 10 ans. Mettre à mort qui avait humilié l'hyper-puissance américaine le 11 septembre 2001.

Le patriote est ravi. L'électeur, lui, s'en souviendra-t-il ? (MB).

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