L’ONG d’aide à l’enfance Terre des Hommes a annoncé lundi avoir créé une fillette philippine virtuelle, appelée Sweetie, que des dizaines de milliers de prédateurs ont alors contactée, prêts à payer pour voir cette enfant de dix ans se livrer à des actes sexuels par webcam, ce qui a permis d’identifier plus de mille d’entre eux et parmis eux, des Belges.
Alors que selon l’ONG, seuls quelques prédateurs ont pu être interceptés ces dernières années, ce piège tendu a permis d’en identifier plus de 1000, dont des Belges, mais aussi 46 Australiens, 20 Néerlandais, 54 Canadiens, 9 Danois, 21 Égyptiens, 44 Allemands et 103 Indiens. Au total, un millier d’abuseurs sexuels virtuels dans plus de 65 pays ! La branche néerlandaise de Terre des Homme a rendu cette étude publique ce lundi. En ce qui concerne les prédateurs, L’ONG a pu retrouver leurs adresses, leurs numéros de téléphone et des photos de certains d’entre eux, et a transmis leurs identités aux autorités compétentes, et en particulier à Interpol.
L’ONG souhaite sensibiliser l’opinion publique et les autorités au tourisme sexuel et à la prostitution des enfants sur Internet. Elle s’indigne, en effet, du nombre réduit de personnes interpellées pour ce qu’elle qualifie de « tourisme du sexe par webcam ». « En dix semaines, plus de 20 000 prédateurs anonymes sont tombés dans le piège tendu par l'ONG Terre des Hommes », a déclaré Hans Guyt, responsable de l'enquête. «Avec plus de ressources, nous aurions facilement pu en identifier 10.000 et non 1000».
Les règles appliquées à cette enquête
L'équipe d'enquêteurs de l'ONG était constituée de quatre personnes, dont l'identité a été tenue secrète. «Se mettre dans la peau d'une fillette philippine de dix ans et voir ce que certains hommes veulent de vous a été une expérience choquante pour elles. Il y avait des demandes et des gestes vraiment obscènes», a précisé Hans Guyt.
Il a également assuré que les enquêteurs de l'ONG n'avaient jamais proposé quoi que ce soit aux personnes piégées mais avaient attendu que les demandes soient formulées spontanément, sans être provoquées. De même, ils n'entamaient pas les conversations, ils attendaient d'être contactés. Enfin, Terre des Hommes a précisé que les conversations étaient systématiquement arrêtées une fois que les prédateur» proposaient de payer pour voir des actes sexuels.
L'ONG a en outre déclaré, citant des chiffres de l'ONU, que quelque 750.000 pédophiles pouvaient être, simultanément, en ligne sur internet et que, rien qu'aux Philippines, des dizaines de milliers d'enfants étaient victimes de tels prédateurs par internet.
http://www.youtube.com/watch?v=aGmKmVvCzkw
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