Dans un article choc, la journaliste et politologue Regula Stämpfli écrit ne pas être étonnée du drame survenu sur l'A9 mercredi dernier. Selon elle, tout ce qui sort de la Belgique est mauvais. Enorme tollé sur le web.
Il aura fallu près d'une semaine avant que l'article incendiaire de Regula Stämpfli ne suscite ses premières réactions dans notre pays. «Le contrôle, la technique de conduite, l’équipement de l’autocar sont, en Belgique, du même niveau qu’un pays du tiers-monde ou moins encore.» La politologue, très connue outre-Sarine, explique par ces mots, publiés sur «news.ch», l'accident de car qui a fait 28 morts, dont 22 enfants, à Sierre, dans le valais, le 14 mars dernier.
Dans son papier paru le jour du drame, la Bernoise, qui vit une partie de l'année à Bruxelles, ne se prive pas de déverser sa haine de la Belgique. «Il faudrait peut-être introduire le terme «belgisation» dans l’infrastructure des routes européennes, pour retenir que c’est un pays où tout est possible, où aucune personne responsable ne devra jamais payer pour ses actes, un pays d’où rien de bon ne sort hormis le chocolat, les moules, les frites et un certain humour surréaliste.»
La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant de long mois et personne ne l’a remarqué
Et la politologue de poursuivre : « Imaginez: La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant un an et demi et personne ne l’a remarqué. Personne ne s’est plaint : le - business as usual - continuait normalement dans la capitale de l’Union Européenne. Le bon sens conduit à dire : Ouch. Comment est-ce possible ? En Europe ? Dans une démocratie ? Il est en fait surprenant qu’il y en ait aussi peu (d’accidents) compte tenu du fait que l’Union Européenne autorise chaque pays à gérer sa propre corruption et soit située en plein centre d’une ville dans laquelle la mauvaise gestion du secteur immobilier saute aux yeux ».
« L’expression – bruxellisation - est utilisée par les urbanistes qui ont besoin d’expliquer une catastrophe urbanistique méprisant la population, mêlant les bâtiments délabrés avec une architecture horrible, le mauvais tracé des routes. Bref, le pire du pire (…) Peut-être devrait-on créer le nom – Belgisation - dans le jargon des infrastructures routières pour désigner un pays où tout est possible et où aucun coupable ne doit jamais purger sa peine, un pays qui représente le président européen, duquel ne sait sortir que du mal, sauf le chocolat, les moules et frites ainsi qu’un certain humour surréaliste ».
Et puis de retaper encore sur le clou : « Un contexte belge qui ne devra jamais être oublié : un juge a pardonné et libéré, dans les années 90 après quelques mois seulement, un violeur et meurtrier d’enfants condamné à mort. Il a été promu juge européen peu après par la Commission Européenne et le Parlement Européen. Vive la Belgique ! »
On devrait la mettre dans un car belge et la renvoyer chez elle
A l'heure où le pays tout entier est choqué par les images du drame, cet article passe très mal. Plusieurs de nos médias belges relaient cette affaire. Les réactions sont vives et épidermiques chez les internautes. «Pauvre femme», «misérable», sont les qualificatifs les moins virulents à l'encontre de Regula Stämpfli. Sur Facebook, un de nos concitoyens réagit ainsi: «On devrait la mettre dans un car belge et la renvoyer chez elle». D’autres ne manquent pas de buzzer la journaliste en postant des montages visuels qui parlent d’eux-mêmes sur le net.(AD)
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