Quand le covoiturage devient un business lucratif mais illégal Actua
Quand le covoiturage devient un business lucratif mais illégal
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Quand le covoiturage devient un business lucratif mais illégal

Pour remédier aux bouchons, dans une démarche citoyenne et écologique, la solution du covoiturage s’est imposée naturellement depuis quelques années, appuyée dans son effet de mode par la crise poussant tout un chacun à trouver des modèles économiques de déplacement moins onéreux. Mais voilà, certains petits malins, comme à la gare du midi, semble profiter de l’aubaine pour en faire un petit business lucratif.

La procédure est simple et se développe sur le net : le conducteur qui a des places disponibles dans son véhicule indique son trajet et ses horaires, mais également la contribution qu’il demande pour couvrir les frais d’essence. Il suffit qu’un internaute réponde à l’annonce du conducteur, et rendez-vous est pris à un endroit précis ! Pas de mauvaise surprise à l’arrivée donc, puisque le passager est « covoituré » en toute connaissance du montant de sa participation. Il est d’ailleurs demandé aux passagers d’avoir de la monnaie afin de faciliter le paiement. Une offre qui permet de mutualiser les coûts des transports et qui séduit de plus en plus de voyageurs tous les mois.

Transport semi-clandestin

Le principe du covoiturage légal est un partage des frais réels, mais sans faire de bénéfices. Or, des chauffeurs, probablement en mal d’emploi, ont développé un nouveau mode de transport semi-clandestin, engrangeant un juteux business. Ils se présentent via les sites internet de covoiturage, comme s’ils étaient des particuliers, republiant leur annonce plusieurs fois par jour : « Rendez-vous gare du Midi devant l'hôtel Ibis, arrivée porte de la Chapelle, prix autour de 25 euros". Ces annonces proviennent d'une base de données française ». Arrivé à la gare c’est des minibus pouvant contenir jusqu’à huit personnes qui attendent les clients. La plupart de ces chauffeurs seraient basés en France et la pratique est frauduleuse: un chauffeur qui fait du profit sur un covoiturage doit posséder une licence de taxi et reverser des charges à l’État sur les bénéfices qu’il produit. (AD)

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