La ministre du Tourisme roumaine, Elena Udrea, lance un nouveau circuit touristique du meilleur goût : « Sur les traces de la famille Ceaucescu ». Un hommage au couple Ceaucescu initié directement par des représentants du gouvernement roumain !
Pour la ministre, le communisme fait partie d'une histoire qui peut être commercialisée, bien que le circuit Ceaucescu représente un itinéraire de propagande imité d’un modèle inauguré par Mao, repris ultérieurement avec passion par les Russes qui regrettent encore Staline. Nostalgie du communisme ?
Un gouvernement responsable ne peut se pavaner en brandissant la pancarte d'un dictateur comme Ceaucescu, et ce quel que soit le pactole susceptible d'affluer dans les coffres de l'Etat à la suite de sa vente aux touristes occidentaux en quête de curiosité malsaine ou aux autochtones qui se languissent du système communiste.
Pour rappel, le tyrannique dictateur Nicolae Ceausescu avait dirigé la Roumanie d'une main de fer de 1965 à 1989. Après des manifestations de rue, il avait pris la fuite, en compagnie de son épouse, le 22 décembre 1989, avant que le couple ne soit arrêté et exécuté par balles à l'issue d'un procès sommaire.
Le « circuit rouge » inclurait le village natal de Ceausescu, Scornicesti, la prison de Doftana où il avait été enfermé entre 1936 et 1938, le balcon du Comité central du parti communiste où il avait prononcé son dernier discours, le 21 décembre 1989, avant d'être chassé du pouvoir, et le mur d'une caserne de Targoviste contre lequel il avait été exécuté avec son épouse Elena, le jour de Noël 1989.
Il existait déjà « Aux côtés du maréchal Tito », en Serbie, à quand « sur les traces de Franco » en Espagne ou « sur les traces de Pétain » en France ?(IH)
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