Sarko m'a tuer : le livre qui dénonce le président français Actua
Sarko m'a tuer : le livre qui dénonce le président français
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Sarko m'a tuer : le livre qui dénonce le président français

Deux journalistes du journal français Le Monde publient un livre qui fait l'effet d'une bombe : il donne la parole à des personnes qui ont été victime du président français.  Parmi elles, Patrick Poivre D'Arvor, la juge Isabelle Prévost-Desprez et beaucoup d'autres.  Leurs révélations brossent un portrait peu glorieux de la présidence Sarkozy.  L'Elysée s'est senti obligé de démentir.

"Sarko m'a tuer", c'est bien sûr une référence à "Omar m'a tuer", la célèbre phrase écrite avec du sang sur le mur de la salle de bain par Ghislaine Marchal, le 24 juin 1991.  C'était le début d'une saga judiciaire dans laquelle Omar, le jardinier de la victime, a été condamné sur base de preuves bien faibles...

Les "maudits de la Sarkozie"

"Sarko m'a tuer", c'est le livre de deux journalistes d'investigation du journal français Le Monde : Fabrice Lhomme et Gérard Davet.  Les deux hommes sont partis à la recherche des "maudits de la Sarkozie", c'est-à-dire de personnes qui ont eu à souffrir de la présidence de Nicolas Sarkozy.

Et ils sont nombreux ces "maudits".  Ils sont souvent des personnages publics ou qui ont occupés de hautes fonctions.  Ils s'appellent Patrick Poivre D'Arvor, journaliste-vedette de TF1.  Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine.  Gérard Dubois, ancien sous-préfet.  Daniel Bouton, ex-PDG de la Société Générale.  Isabelle Prévost-Desprez, juge d'instruction, évincée de l'affaire Bettencourt.  Yves Bertrand, ex-directeur des renseignements généraux - services secrets français. ou encore Yannick Blanc, haut fonctionnaire démis de ses fonctions pour avoir critiqué la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy.

Tous ont subi à un moment les foudres du président Nicolas Sarkozy ou de son entourage, notamment Claude Guéant, conseiller de l'Elysée, désormais ministre de l'Intérieur.  

Sarkozy aurait reçu de l'argent en cash pour ses campagnes électorales

Et ils ont décidé de parler.  L'une d'entre eux, la juge Isabelle Prévost-Desprez  accuse le président et son entourage d'avoir fait pression sur un témoin.  Une infirmière qui affirmait avoir vu Madame Bettencourt, l'héritière du Groupe L'Oréal, donner de l'argent cash à Nicolas Sarkozy.  Cet argent non-déclaré, remis dans des enveloppes fermées, aurait servi à financer ses campagnes électorales.  Ce qui est totalement illégal.

L'accusation est grave et l'Elysée s'est senti obligé de démentir formellement.  Mais, si l'infirmière a démenti depuis, elle assure avoir subi des pressions de l'entourage présidentiel pour se taire.

Pendant ce temps, on apprend que l'Elysée a mis sous écoute le téléphone de Gérard Davet, l'un des auteurs du livre, afin d'identifier ses sources.  Une pratique elle aussi totalement illégale...  La juge d'instruction parisienne Sylvia Zimmermann tente à présent de remonter jusqu'aux donneurs d'ordre de cette écoute illégale.  Un nouveau livre en perspective ?  (MB). 

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