Le gaz de schiste pourrait constituer un apport énergétique considérable dans un proche avenir. La France en possède des gisements dont la richesse était insoupçonnée jusqu'il y a peu. Mais les méthodes de production sont gourmandes en une ressource qui se fait de plus en plus rare : l'eau. Et près de 600 additifs chimiques !
On comprend mieux à la vision du documentaire de Josh Fox pourquoi l'opposition à cette énergie croit elle aussi à une vitesse exponentielle.
Comme l'explique le réalisateur, le "fracking", la "fracturation hydraulique", la technique utilisée pour extraire le gaz est comparable à un petit "tremblement de terre". On injecte à grande profondeur - 2500 mètres - 10.000 à 15.000 mètres cubes d'eau et un mélange de sable et d'additifs chimiques. Près de 600 produits différents.
La consommation d'eau par les extrateurs de schistes américains correspondent à la consommation suisse pour une année entière.
Ce n'est pas tout : les habitants des terres proches des lieux d'extraction américains - comme le fabuleux gisement du Marcellus Shale - se plaignent que leurs puits explosent, que l'eau n'y est plus potable, que leurs animaux souffrent de maladies inconnues jusque-là...
Il ne s'agit pas d'un simple phénomène NIMBY - not in my backyard, pas dans mon jardin - mais bien d'une tendance lourde qui s'interroge sur les besoins énergétiques astronomiques de nos sociétés. (MB).
http://www.youtube.com/watch?v=IOIxesWknk0
Place comments
0 Comments
You are currently seeing only the comments you are notified about, if you want to see all comments from this post, click the button below.
Show all comments