La chambre du Conseil à Bruxelles a décidé cette semaine de renvoyer S. Philippe, un ancien journaliste économique pour Le Soir, devant le Tribunal Correctionnel.
L'homme âgé de 48 ans et surnommé « le pornographe d'Agadir » aurait reçu, entre 2001 et 2004, plus de 80 jeunes femmes dans la ville marocaine d'Agadir afin de les faire poser nues pour lui dans des positions suggestives, pour ensuite distribuer leurs photos sur le net via un site « International Sex Guide.org »,sous le pseudonyme Belguel. Ces femmes ont été arrêtées au Maroc. Certaines ont fait jusqu’à 6 mois de préventive et au moins deux ont tenté de se suicider en prison. Bon nombre d’entre elles ont disparu aujourd’hui, soit assassinées par leur famille, soit pour se cacher.
« En 2005, Servaty s’était vu décerner en Belgique huit chefs d’inculpation », peut-on lire dans la DH. « Le plus grave de ceux-ci est relatif au viol d’une adolescente de 13 ans, présumé commis entre le 6 novembre 2001 et le 18 novembre 2001 ». Si l’intéressé reconnaît avoir pris des clichés de femmes, il n’est pas en aveu et conteste énergiquement toutes les accusations de viol, en ce compris celles de débauche de mineurs et proxénétisme.
Au Maroc, le scandale fût énorme et ce n’est que par l’intervention du Roi Mohamed VI que la levée d’écrou pour les jeunes marocaines en prison fût ordonnée. Une nébuleuse demeure : l’opinion publique n’a jamais compris à ce jour pourquoi Servaty n’a jamais été arrêté ni au Maroc ni en Belgique.
Ironique hasard, Philippe Servaty a pour avocat Georges-Henri Beauthier, le conseil de Laetitia Delhez, une des victimes de Marc Dutroux … (AD)
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