Lunettes geek, goût prononcé pour une certaine pilosité du visage, pour les jeans retroussés et pour les vélos stylés à pignon fixe, « trop » branchés et l’air hautain, aimant causer musique émergente et films d’auteurs, humour acide et décalé … voici les « hipsters » !
Ces jeunes dans la vingtaine, issus de la classe moyenne supérieure, instruits et ayant une bonne connaissance de la langue de Shakespeare disent véhiculer des préceptes qui touchent à un ensemble d'éléments identitaires: mode, attitude, opinions, et qui sont régis par un seul et unique commandement: être cool, et rejeter les attitudes « ignorantes et incultes » du consommateur lambda.
Mais selon de nombreux blogs, les « hipsters », qui croient appartenir à une « contre-culture » qui les « originalise », ne seraient que de nouvelles cibles « pro consommation » casées dans une autre niche par les marketeurs. Une cible dorée et « puante » à abattre de New-York à Londres !
Certains collectifs, dont « Improv Everywhere », ont donc décidé d’installer des « pièges à hipsters » un peu partout dans les rues. « Le concept est tout con : prenez un piège à loup bien vintage, rouillé tout comme il faut, et déposez-y non pas un bout de barbaque ou une tête de chèvre, mais plutôt une paire de lunettes de soleil colorées, un paquet de clopes, une canette de bière, une chaîne à vélo jaune fluo et un appareil photo à la mode. Avec ce combo furieusement trendy, vous ne devriez pas tarder à attraper un jeune homme portant pantalon slim, moustache ironique, chemise à carreaux et tatouages de marin. Après la satisfaction de la prise, faites-lui peur et relâchez-le … au risque d’avoir Brigitte Bardot sur le dos ! »
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