Un peu plus d’un mois après la fin des Jeux Olympique, la cité des Dieux est abandonnée des hommes, comme le prouvent des photos volées par des citoyens russes et postées sur les sites de partage, dont Blogshochi, alimenté par le bloggeur Alexander Vzlov.
Des bâtiments flambant neufs, des routes fraîchement asphaltées mais désertes pour une facture totale de 37 milliards d’euros (pour 15 jours de compétitions sportives). Athlètes et fans ont quitté les lieux et pas l’ombre d’un habitant dans cette ville nouvelle pourtant toute proche de l’une des stations balnéaires les plus prisées de la Mer Noire.
Et pas de chance pour la rentabilisation du site: Sotchi devait en effet accueillir le sommet du G8 les 4 et 5 juin prochains, mais l’annexion de la Crimée par la Russie a remis cette réunion aux calendes grecques. Qu’à cela ne tienne, Sochi pourrait peut-être être l’hôte du Grand Prix de Formule 1, lit-on sur Slate.fr. Il ferait ainsi de Sochi la première ville russe à recevoir la prestigieuse compétition. Mais Roads and Kingdoms s’interroge : « Les touristes de la station balnéaire seront-ils assez nombreux pour rentabiliser les sommes astronomiques dépensées à Sochi. Il en faudra du monde pour remplir les 50.000 chambres d’hôtels construites pour les Jeux. »
Métro rappelle toutefois que Sochi n’est pas un cas exceptionnel. A Berlin (JO de 1936), Helsinki (1952), ou encore Sarajevo (1984), Turin (JO de 2006), ou Athènes (JO de 2004), les infrastructures déployées pour les Jeux Olympiques sont aujourd’hui au moins en partie abandonnées.
Comme quoi, si pour Pierre de Coubertin l’essentiel était de participer, pour les pays hôtes des JO, l’essentiel est de dépenser.
SOTCHI : Une ville olympique fantôme
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