Onde de choc à la STIB. Ce qui n’était au départ qu’un banal accident de roulage, s’est transformé en drame ce samedi. Le superviseur venu effectuer des constatations d’usage pour un accident de bus, a été mortellement frappé.
Iliaz Tahiraj, 56 ans, superviseur au sein de la STIB, s’est fait tuer alors qu’il venait assister un chauffeur de bus victime d’un accident avec un véhicule, une citroën C3 noire, venant de la direction opposée à la sienne.
La Citroën C3 est totalement sinistrée, moteur au sol. Ses deux passagers blessés, mais apparemment pas suffisamment pour ne pas avoir le temps d’appeler des copains à la rescousse.
Alors qu’on les emmenait à l’hôpital, une Polo noire a débarqué sur les lieux. Ses deux occupants sont sortis du véhicule et le ton est très rapidement monté. Ils en avaient après le conducteur du bus.
Sentant le danger, Iliaz Tahiraj a demandé au conducteur, âgé de 23 ans, de rentrer dans son bus et de s’enfermer. Plutôt que de s’en prendre au chauffeur, l’un des deux individus s’en est alors pris au superviseur qui sera mortellement frappé à la tête.
IIliaz Tahiraj, lui, n’a pas survécu à ses blessures. L’homme présentait des multiples fractures faciales et souffrait d’une hémorragie cérébrale, preuves de l’extrême violence dont a fait preuve son agresseur.
Cliniquement mort, les médecins l’ont maintenu artificiellement en vie pour que ses proches puissent se rendre une dernière fois à son chevet. Cela faisait 29 ans qu’il travaillait pour la société de transports en commun.
Alexandre Van der Elst (28 ans), le meurtrier présumé du superviseur, a été placé sous mandat d'arrêt pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L'homme avait été interpellé samedi à 14h30 dans l'agglomération bruxelloise après s’être lui-même rendu devant le domicile de son avocat. Il n’est pas connu des services de police et, selon son entourage proche, serait « un bon garçon ».
Je pense à la famille
Son avocat précise que l'inculpé n'a porté qu'un seul coup à la victime. "Dans un contexte sur lequel il appartiendra aux autorités de s'exprimer, notre client a donné un coup de poing au visage du superviseur. Il n'est en tout cas pas question d'avoir tabassé à mort la victime", souligne-t-il.
Par ailleurs, l'homme « n'imaginait pas que le coup porté aurait de telles conséquences et est profondément choqué du décès de la victime », toujours selon ses avocats. Il aurait d'ailleurs exprimé ses regrets aux policiers: « je voudrais ajouter que je pense à la famille et à la vie qui est partie, et que je ne suis pas grand-chose par rapport à ce que j'ai fait, je regrette mon geste et je n'aurais jamais cru que ça allait en arriver là ». (AD)
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