La Syrie s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos et la guerre civile. 1100 personnes ont trouvé la mars depuis mars 2011 dans des affrontements avec la police de Bachar al-Assad.
Pour faire peur aux parents, le régime syrien s’en prend aux enfants. Les tortionnaires ont arraché les dents et les ongles d’enfants de 12 ans. Certains de ces mômes sont morts.
Depuis dimanche, les affrontements se sont intensifiés à la frontière Turque, à Jisr-Choughour, où l’armée semble avoir repris la ville et où un ratissage serait en cours qui ont fait 35 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Une douzaine de transports blindés de troupes ont été vus hier. D’après la télévision d’Etat syrienne, 120 soldats auraient été tués par des «gangs armés».
La riposte n’a pas tardé : mitraillages par hélicoptères, tirs de snipers sur la foule qui enterrait ses morts dimanche: des Syriens témoignent de leurs lits d'hôpital, en Turquie, de la répression des manifestations contre le régime du président Assad, dans une ville du nord-ouest de la Syrie .
Selim, 28 ans, s'est réveillé lundi dans un lit d'hôpital à Antakya, une petite ville du sud de la Turquie, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière syrienne. Comment il est arrivé là, il n'en a pas idée. Vingt-quatre heures plus tôt, ce jeune manoeuvre se trouvait à Jisr al-Choughour (nord-ouest de la Syrie ). "La dernière chose dont je me souviens, c'est quand un sniper m'a tiré dessus: une balle est entrée par ma clavicule, et est ressortie par mon flanc gauche. Comme j'essayais d'avertir mes amis, une autre balle m'a transpercé la main. Après, j'ai perdu conscience", relate le jeune homme.
"Samedi, nous enterrions nos morts. A la fin des enterrements, les forces de sécurité ont commencé à ouvrir le feu. On nous a tiré dessus depuis le bâtiment de la poste centrale, on nous a tiré dessus de partout", explique le jeune contestataire à l’AFP.
Les autorités turques ont fait état mardi d'au total "259 réfugiés syriens en Turquie, dont 35 sont hospitalisés". Un groupe turco-syrien d'entraide aux réfugiés a pour sa part comptabilisé 89 blessés hospitalisés en Turquie depuis le 20 mai. Et l'AFP a constaté l'arrivée mardi soir sur le sol turc de 120 nouveaux réfugiés.
Ce mercredi soir, dès 21 heures, le Conseil de sécurité de l’ONU devrait débattre sur la répression en Syrie. Une ébauche de résolution invite aussi la communauté internationale à cesser les livraisons d'armes à la Syrie sans toutefois imposer un embargo ni prévoir de sanctions. (ST)
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