Comme cela se pratique déjà en Allemagne et se projet aux Pays-Bas, et afin d’agir de manière préventive, Hans Bonte, le bourgmestre Spa de Vilvorde, suggère de confisquer les pièces pièces d'identité de ces jeunes qui veulent partir combattre en Syrie.
Interrogé par De Standaard et Het Niewsblad, Hans Bonte plaide pour que les autorités locales soient habilitées à retirer leur cartes d’identité pour une période d’un an à ces jeunes qui manifestent ouvertement leur souhait de rejoindre un pays en guerre et ce, afin qu’ils ne puissent pas voyager librement dans l’espace de Schengen. Il a présenté ce jeudi soir sa proposition à ses homologues de Malines et Anvers, Bart Somers et Bart De Wever.
Sean, un jeune Belge récemment tué et un autre jeune blessé sont originaires de Vilvorde. Mercredi soir, Hans Bonte aurait par ailleurs reçu un appel de parents désemparés par la volonté de leur garçon mineur de partir combattre en Syrie. Selon le quotidien La Libre, ils seraient 600 Européens à rejoindre les rangs des rebelles pour se battre contre l’armée de Bachar Al-Assad, en Syrie.
Hans Bonte souhaite avec sa proposition combattre la radicalisation de jeunes musulmans car, s’ils ne sont pas tués, ces jeunes sont en outre potentiellement dangereux à leur retour. Une proposition d’ores et déjà controversée par des spécialistes du droit constitutionnel en ce qu’elle contrevient au droit fondamental dans une démocratie d’aller et venir à souhait. En outre, une autorité communale n’aurait pas dans ses compétences ce pouvoir. En attendant, les candidats djihadistes font des émules un peu partout.
Entre 50 et 80 djihadistes français en Syrie
Ils sont nombreux à s’enrôler pour la Syrie afin de faire tomber le pouvoir en place aux côtés des musulmans radicaux et viennent de tous les pays d’Europe. Au total, les Français sont «plusieurs dizaines» à avoir quitté l’Hexagone, selon le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, pour aller faire le djihad en Syrie. Le ministre de l'Intérieur a demandé aux services de renseignements d'être « attentifs » et « d'interpeller les candidats au djihad pour les insécuriser » sur le territoire français.
Un accès facile
Se rendre en Syrie est beaucoup plus aisé qu'atteindre l'Irak, le Yémen ou le lointain Afghanistan. Nul besoin de visa pour atterrir en Turquie. D'Istanbul, les candidats djihadistes rejoignent ensuite un camp près de la frontière syrienne, où des contacts peuvent être pris avec l'intérieur. (AD)
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