Le Tax Freedom Day (TFD), est tout simplement le jour pivot dans l’année où les contribuables belges cessent de payer des impôts et commencent à travailler pour eux, en supposant que tout ce qu’ils ont gagné jusque là ait servi à couvrir l’impôt.
Le calcul économique est le suivant : on divise le montant total de contributions payées d’après les données les plus récentes du Bureau du Plan, y compris les cotisations sociales, par le produit intérieur brut. Cette année, on obtient 43,3 %, tout comme l’an passé.
En projetant ce pourcentage sur une année, cette année, tout comme l’an passé, c’est le 8 juin que nous commençons enfin à travailler pour nous.
Chez nos voisins européens
Aux Pays-Bas, le TFD tombe cette année le 19 mai (contre le 24 mai l’an dernier et le 27 mai l’année d’avant). Au Royaume-Uni, on était passé du 2 juin en 2008 au 14 mai en 2009, mais cette année, on recule au 30 mai. La France regagne du terrain, après un recul l’an dernier : le TFD 2010 a été fêté le 31 mai, contre le 11 juin en 2009 et le 7 juin en 2008. L’Allemagne a fourni un gros effort l’an passé : le TFD progresse cette année au 27 mai, contre le 8 juin en 2009. Enfin, le Luxembourg recule du 14 mai en 2009 au 16 mai en 2010, mais reste quand même en tête des pays que nous venons de citer.
La position de nos politiques
Pour marquer la journée de ce mardi sans impôts, les jeunes du MR et des mandataires du mouvement réformateur ont distribué des citrons dans les gares de Wallonie et dans le métro bruxellois avec un seul mot d’ordre : « trop d’impôts tue l’impôt ! Ne nous pressez pas comme des citrons. Oui à l’impôt, non à l’excès ! ».
Alors que du côté flamand, Dirk Van der Maelen a qualifié le Tax Freedom day de « boniment populiste». Il estime en effet que « les contributions sociales et fiscales ne sont pas de l'argent jeté. Cet argent va à l'enseignement, la santé, la sécurité sociale, les ponts et chaussées, la police, les pompiers et le transport public ». « Le contribuable reçoit donc en retour des services nécessaires et de qualité. Pour l'enseignement par exemple, une scolarité pour un enfant coûte environ 100.000 euros de la maternelle à l'université et ce sont les autorités qui paient cela » a-t-il tenu à rappeler. (AD)
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