Trafic d'organes en Chine : 50.000 euros pour un rein au black Actua
Trafic d'organes en Chine : 50.000 euros pour un rein au black
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Trafic d'organes en Chine : 50.000 euros pour un rein au black

Besoin d'un nouveau rein ? Ou d'un coeur de vingt ans ? C'est possible à Pékin d'obtenir un organe sur mesure. Hôpitaux, médecins, infirmières se remplissent les poches au sein de réseaux criminels immondes.

Les autorités chinoises avaient admis en aôut 2009 que la source principale d'organes en Chine étaient les condamnés à mort. Mais la demande est devenue telle qu'il n'est plus possible de la satisfaire avec cette seule filière. A tel point que 8 patients sur 10 meurent avant de recevoir une transplantation. En 2010, pour la Chine seule, 1,5 millions de malades attendaient un nouveau coeur.

Ce qui émerge aujourd'hui, ce n'est pas un prélèvement indolore sur le corps d'un criminel exécuté. Mais un trafic immonde au coeur des hôpitaux, coordonné par des réseaux mafieux avec la complicité du personnel médical.

Trois hôpitaux de la province de Shaansi ont ainsi été impliqués dans un vaste trafic d'organes qui étaient ensuite revendus à des clients comme ce chirurgien réputé de Taïwan.

Chang - un nom d'emprunt - est un jeune électricien en pleine santé. Il a eu le premier contact avec le réseau via Internet, après avoir lu l'adresse du site sur une annonce collée au mur de l'hôpital. Il a ensuite été invité dans une maison de la province de Shangdong pour passer des tests. Il y avait là une quinzaine de donneurs potentiels. Chang a dû donner ses papiers d'identité et son argent. Ensuite, après une dizaine de jours, il a été opéré. On l'a endormi de force alors qu'il criait qu'il ne voulait plus. Lorsqu'il s'est révéillé, une atroce douleur dans le dos confirma qu'il avait bien perdu un rein. Une cicatrice sommaire ne lui laissait aucun doute. Au lieu des 4000 euros promis, on lui en donna 2.400 et le conseil de se taire...

Chang ne s'est pas tu. Il a parlé, à un journaliste d'investigation, Yang Xiaolong, spécialisé dans ce type de trafic, et à la police ensuite. Grâce à son témoignage, un vaste réseau impliquant au moins trois hôpitaux a été démantelé. L'acheteur de son rein : un riche agent immobilier.

Chang a déposé plainte. Depuis son opération, il peut à peine marcher, il pisse du sang, il souffre de douleurs atroces dues à l'opération digne d'une véritable boucherie...

Depuis, il a appris que le prix d'un rein jeune comme le sien atteint facilement 50.000 euros sur le marché noir chinois des organes. 50.000 euros dont il aurait bien besoin pour compenser sa santé détruite.

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