Traumatisée, Ophelia tremblait, crachait et voulait vomir Actua
Traumatisée, Ophelia tremblait, crachait et voulait vomir
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Traumatisée, Ophelia tremblait, crachait et voulait vomir

Le journaliste John Solomon a pu recueillir les témoignages des collègues et supérieurs du Sofitel new-yorkais de la femme de chambre qui accuse Strauss-Kahn d'avoir tenté de la violer.

La femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l’avoir agressée n’a pas immédiatement alerté ses collègues : elle s’était cachée dans un couloir, où elle a attendu que DSK quitte sa chambre et où une responsable d’étage l’a trouvée peu de temps après, rapporte John Solomon, investigateur au Center for Public Integrity dans un récit très détaillé publié par le Daily Beast.

Quand ils l’ont trouvée, ses collègues de l'hôtel l'ont alors décrite comme traumatisée. Elle avait des difficultés à parler, et semblait très préoccupée par la crainte de perdre son emploi. C’est une collègue venue inspecter l’étage qui a porté secours à Ophelia. Elle a alors tenté de calmer la jeune femme qui a, à plusieurs reprises, craché sur les murs et les planchers de la suite en face de ses collègues. Elle est également passée plusieurs fois aux toilettes pour tenter de vomir.

Elle a alors expliqué que M. Strauss-Kahn l'avait enfermée dans sa chambre et forcée à des actes sexuels oraux. Sa salive est actuellement testée avec des marqueurs d'ADN et pourrait devenir un élément de preuve crucial dans cette affaire, ont indiqué les sources proche du dossier.

Les mêmes témoignages semblent indiquer qu'il a fallu plus d’une heure pour parvenir à calmer Ophelia, avant qu’elle n’arrive à décrire ce qui s’était passé dans la suite 2806. Après avoir répété plus de quatre fois le même récit à la chef des femmes de chambre et aux agents de sécurité, l’hôtel a finalement décidé d’alerter la police sur le coup des 13 heures 30.

Sur place, la police a mené des analyses médico-légales qui ont contribué à l'arrestation du suspect DSK avant il ne quitte les Etats-Unis le jour-même. Les avocats de DSK démentent formellement cette version des faits, et nient toute agression.
Ci-dessous le mandat d’arrêt de DSK et sa lettre de démission du FMI. (AD)

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