Tuerie d'Alphen : les Pays-Bas sous le choc Actua
Tuerie d'Alphen : les Pays-Bas sous le choc
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Tuerie d'Alphen : les Pays-Bas sous le choc

Tristan van der Vlis, le jeune homme de 24 ans qui a tué 7 personnes - dont une fillette de 10 ans - dans un centre commercial d'Alphen sur le Rhin - a laissé une lettre. Mais il ne donne aucun motif pour expliquer la boucherie qu'il a commise ce samedi midi.

Pour l'instant, le bilan de la tuerie du centre commercial Ridderhof d'Alphen sur le Rhin est de sept morts et de 15 blessés. Tristan van der Vlis, le jeune homme de 24 ans qui a commis cette boucherie, a laissé une lettre d'adieu.

Des explosifs dans 4 centres commerciaux

Dans cette lettre, le tueur déclarait avoir placé des explosifs non seulement dans le parking de centre commercial, mais dans celui de trois autres complexes. La police a donc évacué les quatre centres commerciaux et recherché des explosifs dans les parkings. La croix rouge a offert aux habitants des quartiers alentours de dormir dans un centre sportif. Elle avait préparé 75 lits pour accueillir les personnes désireuses de s'éloigner des lieux probables d'explosion, en vain. C'était une blague macabre et posthume du tueur.

La police a également laissé les corps des victimes dans le centre commercial pendant toute la nuit. Ceci pour que les spécialistes de la police scientifique puissent examiner les corps dans la position où ils ont été abattus. Parmi ceux-ci, celui d'une fillette de dix ans abattue d'une rafale dans la tête.

Un dingue d'armes à feu

Tristan van der Vlis était membre d'un club de tir. Il possédait un permis de port d'armes qui l'autorisait à posséder 5 armes. On en a retrouvé 3 qui lui appartenaient.

Tristan van der Vlis n'est pas un inconnu pour la justice. En 2003, il a fait l'objet d'une enquête pour possession illégale d'armes à feu. Et puis, l'enquête s'est arrêtée. On ne sait toujours pas pourquoi. Ni non plus comment un jeune qui s'est fait arrêté pour détention illégale d'armes à feu en 2003 se retrouve propriétaire de 3 armes et aurait pu s'en procurer deux autres en toute légalité en 2011.

On ne sait pas grand-chose de lui, si ce n'est qu'il vit avec son père dans cette banlieue entre Amsterdam et La Haye. Et que c'est un dingue d'armes à feu.

La police a saisi son ordinateur dans la maison de son père dans l'espoir d'en apprendre davantage.

Un pays sous le choc

Les Pays-Bas sont sous le choc. La reine Béatrix, le premier ministre Mark Rutte et le ministre de la sécurité et de la justice Ivo Opstelten ont exprimé leur chagrin et leur solidarité avec les familles des victimes. Mais ont également dit leur amertume devant ces faits incompréhensibles. Le bourgmestre de la commune d'Alphen, Bas Eenhoorn a déclaré pour sa part que ce drame "détruisait notre vivre-ensemble".

Hier, le journal télévisé de NOS, la télévision néerlandaise, a été suivi par deux millions et demi de spectateurs. Ce soir, les familles des victimes et les habitants de la région organisent une veillée du souvenir.

Twitter n'est pas oublié dans cette cacophonie. Un jeune homme de 17 ans a été arrêté par la police de Rotterdam. Il menaçait les habitants de cette ville d'y reproduire la tuerie. Des utilisateurs de Twitter ont lancé un appel au "silence-Twitter" pour un quart d'heure. Si certains ont respecté cette nouvelle version de la minute de silence, d'autres sont partis en invectives, voire en insultes.

Le bourgmestre Bas Eenhoorn a raison. Ce qu'exhibent cet événement et ses suites, c'est un pays divisé comme jamais auparavant...

Photo : RTL Info, Tristan van der Vlis à 21 ans.

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