A Turnhout, le violeur en série s'est suicidé Actua
A Turnhout, le violeur en série s'est suicidé
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A Turnhout, le violeur en série s'est suicidé

Pendant 7 ans, les femmes et jeunes filles de la région de Turnhout, leurs parents, tout le monde se sentait menacé par un violeur en série. C'en était fini de la Campine tranquille et champêtre. Il aura fallu attendre 19 victimes pour que l'affaire trouve son terme. Après une incroyable enquête ADN, on connait enfin le meurtrier, mais entretemps il s'est suicidé...

Cette semaine, après que les auteurs d'un viol brutal aient été retrouvés et que l'un d'entre eux se soit suicidé, cette affaire-ci connait un dénouement encore plus lugubre. Le violeur, l'ingénieur Johan Schepens, s'est pendu dans l'étable derrière son habitation.

L'homme, mari heureux et père de deux enfants, avait également une éducation supérieure : il travaillait comme ingénieur au Vito - Institut Supérieur flamand pour la Recherche technologique - et était auparavant employé chez Siemens. En outre, il était membre d'un club de tennis et on retrouve son nom comme participant de plusieurs joggings organisés dans la région. Voisins et collègues le décrivent comme "tranquille, jovial et... doux."

Mais tout comme son homologue de Gand, cet homme avait un côté obscur. Dans la période entre 2003 et 2010, il a violé au moins 19 femmes et jeunes filles. Dans 12 cas, son ADN a été retrouvé. 2010 aura été son année principale d'activité : cette année-là, il a commis pas moins de 10 de ses 19 viols, après quoi, il redeviendra plus "calme". En 2006, apparemment, il a pu se maîtriser, pour recommencer une fois pendant les années 2007 et 2008. Mais en 2009, il se déchaînait à nouveau, violant 4 personnes entre janvier et avril. Les victimes étaient surtout des jeunes filles et des femmes entre 16 et 20 ans, qu'il forçait avec une rare violence.

La police disposait d'un importante quantité de matériel ADN, mais de rien d'autre. Et ce matériel lui était d'autant plus inutile que les recherches ADN sont très chères et que le nom de Johan Schepens ne figurait pas dans la base de données. Finalement, la police prit la décision d'établir une liste de 500 hommes de la région correspondant plus ou moins au profil du violeur. 180 d'entre eux furent effectivement soumis à des tests ADN. Johan Schepens, qui étaient l'un des derniers à devoir passer le test, le 16 mai dernier, collabora volontairement et se soumit à l'examen sans problème. Mais le lendemain, on le retrouva mort chez lui et il fut enterré à Meerhout, sa ville de résidence.

Ce vendredi, la police avait la certitude de Johan Schepens était bien le violeur en série, mais son suicide met évidemment fin à toutes les poursuites judiciaires, confirme Inge Delissen, la porte-parole du parquet de Turnhout. L'enquête aura coûté la bagatelle de 40.000 euros. Mais les femmes de Campine peuvent à nouveau dormir tranquilles. (MB).

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