Lors de son discours sur la place du marché, Eddie de Block, bourgmestre de Merchtem, a fait une déclaration remarquée : il appelle les propriétaires privés de maisons ou d'appartements, à ne louer qu'à des Flamands afin de contrer la "francisation" de la commune. Nous avons décider de l’interviewer pour en savoir plus…
Avant de lui céder la parole, nous avons invité un spécialiste du racisme et de la discrimination à réagir à une telle déclaration. Il nous a dit que la discrimination sur base de la langue était plus légère que celle qui se fonde sur la couleur de la peau, mais constitue néanmoins une forme de discrimination. Dans le pire des cas, le bourgmestre pourrait bien être inculpé de discrimination.
Nous avons donc sondé le bourgmestre :
Clint : Pourquoi avez-vous appelé à ne vendre des maisons qu’à des Flamands ?
Eddie de Block : notre commune connaît une augmentation de Francophones et d’étrangers. A travers notre « politique de la parcelle », nous essayons d’aider nos concitoyens à acquérir un logement, mais nous constatons que pour les propriétaires privés, le principal facteur est le prix des habitations. Dans l’intérêt de notre commune, j’ai donc tenté d’envisager l’aspect social des choses et de demander à un soutien des valeurs fondamentales de notre ville.
Clint : vous êtes membre de l’Open VLD. Nous attendions ce type de discours de la part d’autres tendances politiques.
Eddie de Block : je suis bourgmestre de la commune de Merchtem et proche de la population, donc j’écoute mes concitoyens et je sais ce qui les préoccupe. J’ose donc affirmer que je compte davantage sur mes concitoyens que sur les dirigeants de l’Open VLD. Un bourgmestre doit se tenir au milieu de sa population et ne pas s’isoler dans une tour d’ivoire. C’est à partir de cette philosophie que nous essayons de régler les choses et mon discours était aussi une émanation de cette inspiration.
Clint : comment réagirez-vous si un groupe d’intérêt considère que vous appelez à la discrimination et entame une action en discrimination contre vous ?
Eddie de Block : je ne crois pas à cette hypothèse. Lorsque j’ai prononcé mon discours sur la place du marché, j’ai été massivement applaudi. Ceux qui me connaissent savent que je n’agit qu’en fonction de mes « tripes » pour le bien de mes concitoyens !
Nous laissons aux Francophones le soin d’apprécier ce morceau d’anthologie populiste et nationaliste… (MB).
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