La question pourrait passer pour de la mauvaise science-fiction : et pourtant, elle vient d'être posée au Parlement français. Qui a répondu "oui". Les députés ont également accepté de reconduire la loi sur le "bébé-médicament", conçu pour offrir une greffe à un frère ou une soeur malade.
Peut-on utiliser un embryon et le transférer dans le ventre de la mère après le décès du père ? Oui, si le père a donné son consentement par écrit avant son décès. Ainsi en ont décidé les députés français réunis dans la commission de bio-éthique et qui devaient voter hier une série de lois relatives à la procréation.
Ils ont aussi dit "oui" sans trop de surprises aux "bébés-médicaments" encore appelés "bébés du double espoir" c'est à dire des enfants conçus pour pouvoir offrir une greffe à un frère ou une soeur atteints d'une maladie génétique.
Par contre, ils ont refusé de lever, même partiellement, l'anonymat sur les pères donneurs de sperme. Bien que certains députés de gauche aient revendiqué le droit de "savoir d'où l'on vient" d'autres ont évoqué le danger lié aux "pères sur catalogue" et l'ont finalement emporté.
Tout ceci n'est pas du goût de tout le monde. Des ligues pro-vie et des groupes de différentes obédiences religieuses ont déjà annoncé leur intention de manifester par des "actions spectaculaires" contre ces lois qui touchent à la conception de l'être humain. (MB).
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